Vous devez être le changement que vous voulez voir dans ce monde
Gandhi
Vous devez être le changement que vous voulez voir dans ce monde
Gandhi
Je suis tombée tout récemment sur cette Une de Téléstar qui m'a rappelé un début d'article relégué au fin fond de mes brouillons. Le sondage indique que :
- 56,4% des personnes interrogées veulent un nouveau JT de 20h
- 32.3% le regardent moins qu'avant
- 71.6% ne le jugent pas indépendant
- 45.3% le considèrent comme ennuyeux.
Cette tendance me réjouit. Enfin, de plus en plus de personnes ne considèrent plus le JT de 20h comme LA source d'information dominante qui dispense le meilleur de l'information.
Perso, cela fait des années que je ne le regarde plus. Et les rares fois où je tombe dessus, le constat est toujours le même : j'en apprends tout autant voir plus, en lisant 20 minutes ou Métro; et le contenu est sur-déprimant. Tous les sujets pas glop sont montés en épingle, et au final il reste très peu de place pour le reste. Sauf mariage princier ou exploit sportif, on se prend un gros shoot de mauvaises nouvelles pendant les 3/4 du journal.
Cependant, il est un JT qui m'éclate : le 13h00 de Jean-Pierre Pernaut. Un ovni du PAF. Les rares fois où je le regarde, je passe un bon moment. Je voyage, je découvre des métiers méconnus et des initiatives surper intéressantes, comme l'opération SOS Village. Et puis, passées les quelques infos mondiales et nationales, les 3/4 du JT sont consacrés à des reportages qui montrent et parlent du quotidien de Monsieur et Madame tout le monde. Du concret, pas toujours rose, mais d'où ne sont pas exclus l'optimisme, la gaieté, la joie de vivre et l'espérance. C'est un condensé d'info, de bonne humeur et de créativité où je trouve :
- le minimum d'infos dont j'ai besoin pour me tenir au courant de l'actualité. A moi ensuite de creuser plus loin si je veux compléter;
- un grand panel d'initiatives et de réalisations diverses et variées, collectives ou individuelles;
- la pêche. Impossible de refermer le 13h en râlant avec le moral dans les chaussettes. Alors qu'avec le 20h, c'est pas gagné!
Ce présentateur a toujours été beaucoup critiqué, par les "grands journalistes" (voir cet article de Rue 89, "Jean-Pierre Pernaut, 23 ans d'une certaine idée de l'info").
Certains l'accusent de "contaminer l'info" (nb : livre écrit par des journalistes de Libération, ceci explique peut être cela...), notamment par une hiérarchie peu "académique" de son journal (comprenez qu'il ne fait pas comme tout le monde et ne suit pas la norme) : "Mais sa hiérarchie de l'info, si elle est effectivement singulière et peut prêter à sourire n'en est pas moins dangereuse. Quand, au lendemain de l'audition du juge Burgaud, Pernaut entame son JT par une bucolique croisière sur le Rhin d'un aimable brise-glace, que dit-il à ses 7 millions de téléspectateurs : que Burgaud peut bien attendre que le brise-glace accoste"...Ainsi, commencer le 13h00 avec un énorme sourire en annonçant qu'il fait grand soleil, au lieu de débuter avec l'affaire sordide du jour ou de dernier clash mondial, ne serait absolument pas professionnel. Pire, ce serait dangereux pour le Français lambda planté derrière son poste de télé, un peu concon. Parmis les différents autres reproches, figurent aussi celui de trop verser dans l'émotion, de donner la parole aux gens sur le terrain et non aux administrations ou aux politiques. Tout ceci contribuant à endormir les Français, avec des reportages qui rassurent et font oublier la dure réalité de la vraie vie...
Et si les nombreux Français qui regardent ce journal depuis plus de 24 ans, faisaient justement partie des personnes désireuses de voir le verre à moitié plein et non à moitié vide. De celles qui se disent que la vie est belle, qu'elle est aussi remplie de petits bonheurs du quotidien, de découvertes et de partages, partout, tout le temps?
N'en déplaise aux intellectuels et autres élites parisiennes ou autres, j'aime ce journal pas comme les autres.
Je vous laisse avec cette vidéo, dont le titre ne correspond pas au contenu. Elle a le mérite de montrer que, pour les journalistes aussi, penser et agir autrement demande passion, volonté, foi, enthousiasme, conviction. Entre autre.
Grâce à un travail régulier sur le corps dont je parlerai tout prochainement, j'ai appris à déconnecter de plus en plus du cerveau qui commandait tout chez moi.
Un gros mental qui prenait vraiment toute la place sans me laisser un moment de "vide"; passant son temps à mouliner, analyser, ruminer, projeter, anticiper sans cesse; se demandant toujours comment il devait agir/pas agir, ce qu'il devait dire/pas dire ou faire/pas faire pour être acceptée et être aimée. Il m'a comme "paralysé" et a tenu le ressenti, les émotions, l'intuition mais aussi les envies, bien loin de lui pour qu'ils ne viennent pas bloquer les rouages de la machine et qu'elle puisse continuer à avancer vaille que vaille.
Depuis peu, je comprends aussi qu'il m'a protégée, en construisant une grosse carapace bien épaisse et hermétique. Enfant hypersensible, je suis devenue au fil du temps une "hypersensible insensibilisée", pour ne pas trop
souffrir. J'ai appris à couper avec cette sensibilité pour pouvoir supporter de vivre au milieu d'adultes qui n'écoutaient pas, niaient ou critiquaient mes ressentis, mes émotions, mon intuition.
De là, j'ai pris l'habitude de taire mes opinions, mes idées, mes envies, mes peurs, mes doutes, mes joies même. Parce que pour être aimée, il fallait
rentrer dans le moule, et surtout ne pas remettre en question les "grands"; voir leur prêter carrément allégance pour qu'ils ne me rejetent pas et ne s'en prennent pas à moi.
Pendant des années, je me suis donc couper de mes états émotionnels et des états des autres, que je n'aurais peut être pas supportés autrement. Je naviguais dans ma vie avec une espèce de paratonerre me permettant de brouiller voir de cacher la foudre, et d'oublier ou minimiser les évènements. Et quand la foudre me touchait je répondais "même pas mal", et je continais ma route comme si de rien n'était. Quand, parfois, il m'arrivait de percevoir quelque chose, je doutais et/ou je me laissais convaincre que mon ressenti ou mon intuition se trompaient. Dans tous les cas, je me taisais, j'étais mal, je culpabilisais, je ruminais, je m'énervais jusqu'à ce que ça sorte à un moment donné, souvent en boulet de canon.
Heureusement, j'ai toujours choisi un métier tourné vers l'humain. Plusieurs fois je me suis dit que cela m'avait empêchée de m'enfermer encore plus. Je devais rester un minimum branchée à l'empathie, l'écoute, l'ouverture et la compassion, pour remplir au mieux mes missions de RH.
Il n'y a pas de hasard; même si on porte une carapace, au fond de nous une petite voie continue à nous guider vers ce qui nous correspond, vers notre vraie nature.
Jamais je ne me suis dit que que tout ceci pouvait être du à une sensibilité "refoulée" : le voir et le comprendre a été une révélation et une sorte de libération. Et c'est comme si toutes les pièces d'un puzzle se mettaient petit à petit en place.
Je découvre que j'ai le droit de sentir et de ressentir des choses et que je peux me faire confiance dans ces ressentis et ces intuitions.
Je découvre que j'ai le droit de les vivre et de les exprimer, "simplement" en mettant une conscience pour les partager le mieux possible et au meilleur moment.
Je découvre que la bouderie et la colère ne servent à rien et que devenue adulte, je peux quitter ces modes de non-communication qui m'ont longtemps servi à
exprimer mon mal-être ou mon désaccord, pour passer à autre chose.
Je découvre que je ne suis pas qu'un cerveau sur patte : j'ai aussi un coeur et un corps. Et que je leur infligeais bien des souffrances, à ces deux là, en ne les
écoutant pas et en ne les laissant pas s'exprimer.
Chanson de circonstance et clip psyché "bonne humeur".
Happy Valentine's Day
Everybody's got to live together, All the people got to understand
So, love your neighbour, Like you love your brother
Come on and join the band
Well, all you need is love and understanding, Ring the bell and let the people know
We're so happy and we're celebratin', Come on and let your feelings show
Love is all, well love is all, Love is all, can't you hear the call
Oh, love is all you need, Love is all you need at the Butterfly Ball
Ain't you happy that we're all together, At the ball in nature's countryside
And although we're wearing different faces, Nobody wants to hide
Love is all and all is love and, It's easy, yes it's so easy
At the Butterfly Ball where love is all, And it's so easy
All you need is love and understanding, Hey, ring the bell and let the people know
We're so happy and we're celebratin', Let your feelings show
Love is all, yes love is all at the Butterfly Ball, Love is big, love is small
Love is free, love is all, At the Butterfly Ball
When you back's to the wall, When you're starting to fall
You got something to lean on, Love is everything
It can make you sing at the Butterfly Ball,
Love is all, I say love is all, yes love is all, At the Butterfly Ball
Tout récemment, lors d'une formation, cet exercice a été donné : ne rien proposer à quelqu'un tant qu'il n'a pas émis une demande claire. Et quand une demande est émise, se réserver le droit de dire oui ou non.
Dis comme ça, ça parait simple. Mais j'ai tout de suite su que cela n'allait pas être facile. Et ça ne l'a pas été : j'ai du tenir environ 30 minutes! Ensuite, chassez le naturel, il revient au galop.
Vous prendrez bien la dernière petite truffe au chocolat madame? Ah, vous ne m'avez rien demandé. Ah ben oui, c'est vrai ça!
C'était tellement énorme que j'ai été obligée de m'en rendre compte tout de suite!
Petit à petit, cet exercice m'a amenée à mettre une vraie conscience sur le fait que souvent, je faisais quelque chose sans qu'il n'y ait de demande ou sans que celle-ci soit vraiment claire. J'agis soit par réflexe, soit parce que parfois j'identifie confusément (ou je crois identifier!) une demande non exprimée ou mal exprimée.
Conséquences multiples :
- l'autre personne, qui n'a rien demandé, peut se sentir "obligée" d'accepter ou accepter par réflexe...ce qu'elle n'a pas demandé;
- répondre à une demande pas claire, fait qu'on ne peut pas être clair dans la réponse. Et qu'on peut patouiller longtemps à essayer de comprendre une demande que le demandeur n'a lui même pas vraiment cerné. Si en plus, on a une tendance à vouloir satisfaire les autres et un dégré d'exigence assez élévé, c'est une vraie torture;
- tout ceci engendre parfois des réactions en chaine, des complications et des imbroglios inutiles. Et bonjour la perte d'énergie, de temps; la fatigue voir
l'agacement et parfois la colère qui peuvent en résulter.
Depuis, j'essaie vraiment d'être vigilante.
Pas toujours évident, les possibilités de dérapage se comptent par dizaine chaque jour! Quand il n'y a pas de demande, je n'arrive pas toujours à résister et à
faire taire ma culpabilité. Alors je ne peux m'empêcher de proposer...Disons que je n'ai pas encore trouvé où positionner le curseur.
Mais quand une demande est mal formulée ou trop floue, désormais j'ai le réflexe de dire "pouvez-vous préciser? Qu'attendez -de moi? En quoi puis-je vous aider
exactement"?
Et franchement : ça change radicalement la vie.
Tout est beaucoup plus simple : j'ai alors les éléments pour dire "oui je peux", "non je ne peux pas", "oui je peux à ces conditions". Quand je dis oui, je sais ce que l'autre attend exactement et je sais que je peux y répondre. Quand je dis non, je ne culpabilise (presque) pas : je sais pourquoi j'ai dit non; je peux l'expliquer à l'autre et "me" l'expliquer" à moi.
Et puis je ne prends plus et ne porte plus une responsabilité qui n'est pas la mienne.
Se faisant, je me rends compte aussi combien il peut être difficile de demander. "Simplement" demander de l'aide, un renseignement, un service. Ca, ca fait partie
de mes prochains exercices.
Je n'écris pas trop en ce moment. Et je ne répond pas à tous vous supers commentaires et vos messages. Arghhhhh, je suis désolée! C'est temporaire. Je reviens tout bientôt, juste le temps de finir de gérer une rentrée 2012 comment dire...passionnante, embouteillée, remuante, enthousiasmante, émotionnelle, un brin chahutante! Bref, il me semble que 2012 a commencé depuis 6 mois déjà.
Mais non! Nous sommes le 31 janvier et le temps est bien là pour nous le rappeler. Il fait un froid des ours (copyright Geneviève). Alors pour se réchauffer, que
diriez vous d'un petit madison. J'adore! Et j'ai enfin trouvé ce titre que j'entends depuis des années.
Bonne journée