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Vendredi 10 juillet 2009

Je ne  savais pas à quoi m'attendre en arrivant en Nouvelle Calédonie, si ce n'est que j'allais découvrir de magnifiques paysages, enfin retrouver un sol où le français était la langue officielle et l'euro la monnaie. Première surprise : l'euro n'est pas en vigueur et il m'a fallut, là encore, jongler avec les taux de conversion, entre Francs CFP (francs pacifique) et euros.

Très vite, dès l'aéroport,  j'ai découvert les multiples facettes de ces Iles (la Nouvelle Calédonie c'est un petit archipel comprenant Grande Terre où se trouve Nouméa, les 4 Iles Loyautés (Maré, Lifou, Tiga, Ouvéa) et l'Ile des Pins), que je  n'ai cessé d'expérimenter tout au long de mon séjour.

D'un côté, la beauté de paysages de carte postale; une nature encore sauvage et préservée (même si les "poubelles sauvages" sont nombreuses); de très belles rencontres avec des kanaks chaleureux, désireux de faire connaitre leur histoire, qui m'ont expliqué une culture très ancienne, une structure sociale vraiment particulière qui repose sur des tribus, des petits chefs et des grands-chefs et la coutume. Une culture  ancrée profondément, encore aujourd'hui, dans leur vie quotidienne notamment dans les Iles Loyauté; où la solidarité, la vie en communauté et en harmonie avec la nature, le partage...ne sont pas des notions abstraites.

A chaque île ses particularités, ses codes, sa propre langue kanak qui fait que les habitants de Lifou et Ouvéa par exemple, peuvent ne pas se comprendre si ils ne parlent pas le français, langue commune. C'est passionnant à découvrir d'autant que le tourisme, en tout cas dans les îles, n'a pas trop abimé leur façon de vivre. La plus grande majorité des habitants s'implique pour la préserver, même si certains avouent qu'elle est parfois difficile à supporter et que la faire évoluer est problématique compte tenu du poids des ancètres et des traditions. Et les touristes sont, dans leur quasi totalité, extrêmement respectueux.  

De l'autre côté, j'ai aussi ressenti le clivage kanaks/blancs. J'ai souvent eu l'impression de deux mondes qui se cotoient sans se mélanger, sentiment que j'avais déjà eu en Australie entre les aborigènes et le reste de la population. Avec tout ce que cela entraine de ressentiment, de colère, de frustration et d'incompréhension; lesquels sont palpables. J'ai plusieurs fois été mises en garde contre une violence assez présente, aggravée par les problèmes d'alcool. Et j'ai malheureusement rencontré des personnes directement victimes, ou  des infirmières de dispensaire. C'est là bas que j'ai ressenti le plus fortement l'insécurité en voyageant seule. Sentiment qui m'était quasiment inconnu jusqu'ici.  

Est-ce mon séjour en Australie et la découverte des conditions de la colonisation britannique et de ses conséquences sur les populations aborigènes du pays qui m'ont fait être plus réceptive à tous ces éléments, plus attentive...et aussi plus touchée? Peut être, certainement même. Avec une dimension autre : ici les colons étaient français...

Tout ceci me laisse de mon séjour un sentiment très mitigé. Le pays est magnifique et la préservation de sa nature est exceptionnelle mais je n'ai jamais été 100% à l'aise ni tranquille en me promenant. Peut être aussi me suis je mis trop de barrière et que certaines de mes peurs m'ont freinée? Certainement il y a de ça. Peut-être aussi un peu de culpabilité? Je ne sais pas.

Entre 2014 et 2018,  les habitants seront amenés à se prononcer sur l'indépendance, par référendum. Aujourd'hui, personne ne sait dire qui l'emportera. Personnellement, je souhaite juste que tout se passe au mieux et que ces Iles du bout du monde conservent leurs particularités et leur environnement si riches, en les faisant partager à ceux qui veulent vraiment découvrir le monde autrement.

Débarcadère - Ouvéa
Par Thalie - Publié dans : Voyage Voyage
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Samedi 4 juillet 2009
Coucou tout le monde,

Je ne vous ai pas oubliés mais sitôt arrivée en Calédonie, j'ai quitté la Grande Terre pour visiter les Iles : l'Ile des Pins, au sud de Nouméa, puis Lifou et Ouvéa, deux des quatre Iles Loyautés, à 35 minutes d'avion.

Je reviendrai rapidement vous parler de mon séjour ici. En tout cas j'en ai pris plein les yeux, de paysages de cartes postales. Des couleurs du Pacifique incroyables. J'ai fait de belles rencontres dans des Iles où il n'est pas forcément évident de créer le contact. J'ai été confrontée à la quasi totalité de mes peurs, toute seule isolée dans des ilôts du bout du monde, quasi coupée de toute communication, même des échanges de texto puisque j'ai perdu mon téléphone en partant pour l'Ile des Pins, samedi dernier. Comme par hasard! Moi qui ne perd quasi jamais quelque chose!

En attendant que je vous en dise un peu plus, vous pouvez aller jeter un oeil sur  nouvelle page Nouvelle Calédonie en ligne
J'ai complété la page de l'Australie. Et j'en profite pour vous dire que la quasi totalité des photos ne sont pas retouchée! C'est la première fois que j'ai un appareil photo qui rend exactement les couleursque je vois...il est magique...et il s'appelle LUMIX (je ne sais plus quel numéro mais de toute façon, le mien est déjà obsolète).

A très vite!


Apéro sur la terrasse du YHA de Nouméa

Par Thalie - Publié dans : Voyage Voyage
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Jeudi 25 juin 2009

Etonnante, amusante, éblouissante, reposante…Sydney c’est tout ça et bien plus encore. J’ai aimé Melbourne, mais j’y ai vite repris mes réflexes de citadine, à marcher vite, bousculer et être bousculer…voi m’agacer parce que le bus ne va pas assez vite!

A Sydney, l’ambiance est complètement différente, pourtant la ville est plus grande. Mais y’a pas à dire, la mer dans la ville, ça change tout. Parce qu’ici, la mer est partout : impossible de l’éviter. En même temps, les Parcs et la verdure sont partout aussi. Ce qui donne un mélange magnifique de petites baies aux plages de sable blanc et aux pelouses qui descendent jusqu’à la mer. Et bien sur, il est très facile de profiter du spectacle surtout  si vous choisissez de dormir en dehors de Sydney. Par exemple à Kiribilli, là où je suis, le village en façe de l’Opéra. Je loge dans une ancienne maison ravissante, le Glenferrie Lodge transformée en hôtel/backpacker, à 6 minutes en bateau de Sydney. Et quel trajet pour s’y rendre : tous les jours c’est en enchantement que de traverser la baie et d’arriver à Circular Bay, pile entre l’Opéra et l’Harbour Bridge. E n plus, vous évitez les hordes de touristes et vous ne rencontrrez que des gens du coin, surout si vous vous arrêter avant au petit bar du Ponton.

Circular Quay c’est étonnant : une gare maritime au pied des buildings où les habitants des "banlieues" débarquent le matin en costume/tailleur et lunette de soleil. Oui parce que l’hiver à Sydney, excepté les deux jours de pluie que j’ai eu, c’est 20°, un ciel bleu azur et du soleil!

Avec mon pass Green d’une semaine, acheté 46 dollars (ça vaut mieux que les pass touristique à 170 dollars la semaine où on n’utilise pas la moitié des transports sauf à vouloir passer sa semaine dans les bus où les bateaux croisières qui rivalisent d’offres pour faire découvrir la baie), j’ai testé toutes les lignes de ferry qui silonnent la ville. Il y en a 7, qui vont d’un bout à l’autre de la baie de Sydney, de Paramatta, l’embouchure de la rivière, à Waston Bay, la sortie de la baie de Sydney. Là où on a l’impression d’être au bout du monde parce qu’après, y’a plus rien à part les glaces du Pôle Sud!

J’ai aussi écumé quelques unes des plages environnantes : Bondi Beach, Tarama, et surtout Manly, une plage splendide à 30 minutes de ferry (mal de mer s’abstenir, la proximité de la sortie de la baie fait que même par beau temps, ça chahute un peu). Et puis, chose très étonnante chez moi, j’ai beaucoup marché (oui Catbou, comme quoi tout arrive ! Ici ce serait le paradis pour toi, vraiment!) et profité des Parcs dissiminés partout dans la ville dont le Botanic Garden d’où je vous écrit. Vous allez comprendre tout de suite pourquoi en voyant le vue!

Et encore là, vous n’avez pas les odeurs, le soleil qui chauffe…et les oiseaux magnifiques qui volent partout en liberté, comme les Ibis Royaux ou les perroquets blancs. Que des oiseaux typiquement australiens que je vous présenterai très bientôt tellement ils sont étonnamment beaux, le plus étonnant étant surtout de les trouver en liberté par dizaine, comme nous on trouve…des pigeons ou des moineaux !

Sydney c’est vraiment la ville où la douceur de vivre prime. Peut être que la rencontre de la mer et de la ville explique cette particularité. En tout cas, les gens vivent dehors, peut être encore plus qu’ailleurs. Et ils sont presque tous nés avec des baskets aux pieds et une planche de surf !! C’est impressionnant de voir le nombre de joggers et de surfeurs à toute heure de la journée !

Voilà, c'était ma dernière escale australienne. Prochaine étape avant de rentrer : le Cailloux du bout du monde, la Nouvelle Calédonie. A très vite.

Par Thalie - Publié dans : Voyage Voyage
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Samedi 20 juin 2009
Non, vous ne rêvez pas : demain pour vous, c'est le premier jour de l'été. Et ben logiquement, en Australie...c'est le premier jour de l'hiver! Avec un festival spécial, une patinoire en plein centre de Sydney...et une fête de la musique organisée par l'Alliance Française!

Ca fait drôle de fêter l'arrivée de l'hiver en plein mois de juin, moi je vous dis! J'ai la panoplie de circonstance : bonnet, écharpe...et imper parce qu'il pleut comme vache qui pisse (oui je sais, cette expression n'est pas classe du tout mais elle veut bien dire ce qu'elle veut dire). En même temps maintenant je comprends mieux les affiches sur les portes de certains restos : "Christmas Diner" en juin. Tu m'étonnes: dinde et marrons en plein mois de décembre ici, alors qu'il doit faire 35°, il ne doit pas y avoir beaucoup d'amateurs. Mais maintenant qu'il fait 16°, pas de souci!


Je profite des accalmies pour filer vers les plages superbes et vadrouiller en ferry (des détails bientôt). Mais parfois, la pluie et le froid me forcent à me réfugier dans des endroits où je vais trouver le réconfort et le carburant nécessaires pour continuer à crapahuter. Et la dernière trouvaille en date d'aujourd'hui c'est....le cupcake.

A côté, le muffin peut direct aller se rhabiller! C'est une merveille esthétique et gustative ce truc, ça m'éclate. Et les magasins qui les vendent aussi : des bonbonnières avec pleins de petits gateaux de couleur différentes, qu'on croirait faux tellement ils sont beaux.

Alors voilà, en 2009 je ne fêterai pas le 1er jour de l'été, mais deux fois l'hiver, dans l'hémisphère nord puis dans le sud. D'ailleurs, cela m'a fait me poser une question existentielle cet après-midi : les Australiens, niveau mode, ils ont une saison d'avance ou de retard sur nous?

Allez, je vous laisse méditer sur cette question métaphysique et je vous souhaite, en été ou en hiver, un très bon 21 juin 2009!

Par Thalie - Publié dans : Les p'tits bonheurs du quotidien - Communauté : Agent du bonheur
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Vendredi 19 juin 2009
J'adore faire des photos de choses qui m'amusent, qui m'étonnent, qui changent de la maison...bref, un peu tout et n'importe quoi. Et ici...j'ai de quoi m'amuser! Un petit aperçu....et pour plus d'images c'est par ici L'Australie en ligne . Pour le moment, que les photos de l'Outback, mais le reste va venir trèèèèès vite. Et l'album de l'Indonésie c'est aussi étoffé (pas fini non plus, mais presque). Si ça vous dit, c'est ICI

Les carrés jaune et noir, ici ce n'est (presque) pas que du folklore! Ils sont vraiment là aux bords des routes, et ils sont vraiment indispensables.



Sitôt piqué par le moustique, sitôt plus envie de se gratter comme un fou, grâce à ce petit instrument. Pas testé parce que pas de moustiques (il faut bien un avantage à faire l' Australie en hiver!)







La VEGEMITE, le poison Australien. Je rigoooooole! J'ai goûté une fois...parce que j'adore tester des trucs que je ne connais pas et que c'est LE produit aussie par excellence. Et ben vous savez quoi...je goûterai pas deux. Vous voyez le Viandox? Ben c'est pire...et c'est pour le petit déj. Enfin si y'a des amateurs, je vous en ramène un pot.
Des pinces SOCKODILES p our tenir les chaussettes entre elles dans la machine à laver.  Y'a aussi la technique de Flo qu'est bien!



THE LAUGHING COW, traduction littérale! N'empêche que j'en ai trouvé qu'une fois...dans une épicerie fine! Oui m'sieur dame, la Vache qui rit que perso je ne mange que noyée dans la purée (où alors au Maroc, mais là c'est pas pareil!)...et ben ici c'est dans une épicerie fine qu'on la trouve. Et toc!






Et bien oui,dans le désert il y a de l'eau certains mois de l'année!
Par Thalie - Publié dans : Boite a images
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