Vous devez être le changement que vous voulez voir dans ce monde
Gandhi
Vous devez être le changement que vous voulez voir dans ce monde
Gandhi
Après avoir lu ce texte de Marie-Lore sur l'émancipation, je me suis interrogée sur ce que ma mère m'avait donnée et transmis. Je ne l'avais jamais vraiment fait.
Je me suis rendue compte que ma maman m'avait mis dès ma naissance, sur le chemin de l'émancipation...et du "Autrement".
Elle a vécu "autrement" toute sa vie, essayant courageusement de s'émanciper de sa mère mais aussi des carcans et des préjugés d'une époque, pour vivre ce qu'elle avait envie de vivre. De part ses choix, elle m'a construit une vie "autrement", en marge de la norme.
Elle m'a ainsi transmis la force et le courage d'assumer mes choix la tête haute, aussi "antisociaux" soient-ils, pour vivre cette vie "autrement".
Elle m'a appris à accepter la vie telle qu'elle est, sans me positionner en victime des évènements, de l'environnement ou tout autre élément qui pourrait servir
d'excuse; et de construire à partir et avec ce que j'ai.
Elle m'a montré que l'amitié, la convivialité, le partage, le don, la générosité étaient des piliers fondamentaux de la vie.
Elle m'a donné toute sa confiance pour que je mène mes propres expériences en toute indépendance, dans un cadre respectueux des autres et avec quelques règles "de
base" à respecter.
Mais elle était trop en avance sur son temps...Elle s'est brûlé les ailes et s'est usée dans cette lutte violente, où bien peu ont été ceux à l'entendre et à la
comprendre. Alors, épuisée, elle a choisi de partir : elle allait avoir 50 ans, j'allais en avoir 25.
Après m'avoir élevée en me montrant que je pouvais "vivre autrement", elle m'a ainsi offert mon émancipation. Elle n'avait plus la force de vivre, accumulait les soucis et refusait de devenir un poids pour les autres : elle a choisi de laisser la voie libre pour que je vive pleinement la vie que je choisirais par moi même et pour moi même. C'est peut être pour cette raison que je ne lui en ai jamais voulu.
J'ai du ensuite lutter pour m'émanciper de ma grand-mère. Si elle lit ces lignes, je sais que cela ne lui fera pas plaisir mais c'est la vérité. Elle aussi m'a transmis des choses importantes, comme le goût des voyages et la créativité; elle m'a aidée matériellement à de nombreuses reprises, et je l'en remercie sincèrement. Sur ces bases, j'ai construit ma vie ensuite, toute seule. Mais malheureusement, elle n'accepte ni qui je suis devenue, ni mon mode de vie. Alors, j'ai du m'éloigner, puis couper les ponts; parce que c'était devenu trop difficile et trop violent. Ce que ma mère n'a jamais pu faire vraiment. Je n'ai plus espoir qu'elle comprenne un jour, cela me peine encore, mais c'est ainsi, je l'accepte.
Aujourd'hui, je me rends compte de tout l'amour et du courage qu'il a fallu à ma mère.
Aujourd'hui, j'éprouve beaucoup d'amour et un profond respect pour elle. Pour ce qu'elle a traversé et réussi à construire contre vents et marées. Pour la femme profondément humaine qu'elle était, avec ses qualités et ses défauts, ses peurs et ses erreurs.
Aujourd'hui, je la remercie du fond du coeur pour tout ce qu'elle m'a transmis.
Parfois, je suis peinée de ne pas pouvoir partager tout cela avec elle. Maintenant que j'ai grandi, maintenant que je comprends mieux, maintenant que je suis de
plus en plus en paix avec moi-même. Mais peut-être que si elle était là, nous ne pourrions pas avoir ces échanges. Et je sais que quelque part, elle veille...
J'ai presque arrêter d'utiliser la phrase "le hasard fait bien les choses". Parce que le hasard, j'y crois plus. Pourquoi? Parce que j'ai vécu pleins de situations qui m'ont montré que ce que je pensais être le hasard, est en fait le fruit de mes choix ou mes non-choix, de mes actions ou mes non-actions, de mes pensées positives ou négatives.
En quoi cela a changé ma vision des choses et ma vie?
Dorénavant, je ne peux plus me complaire dans la victimisation, en me disant "je suis née sous une mauvaise étoile, je n'y peux rien, c'est la vie, c'est comme ça".
Ou bien "ce n'est pas de ma faute", "je n'avais pas le choix". Caliméro, ça marche plus!
J'ai intégré que j'ai le choix, toujours, tout le temps. De prendre les choses en main, de changer. Si je choisis de le faire, le "hasard" mettra toujours sur ma route les bonnes personnes et les bonnes opportunités. Si je ne le fais pas, "le hasard" se chargera de me faire revivre les situations encore et encore, d'une manière ou d'une autre. Jusqu'à ce que je comprenne, ou pas, que je dois changer quelque chose...
J'apprends aussi à regarder les signes qui jalonnent mon quotidien, que je ne regardais pas avant. La vie est remplie de petits signes, qui viennent conforter une idée, un positionnement, une envie; ou au contraire, parfois, montrer que je me trompe de voie. La première fois où j'ai consciemment vu un signe, c'est en trouvant le livre de Jules Verne "le tour du monde en 80 jours", au détour d'une ballade sur l'île de Gorée au Sénégal. Une rencontre plus qu'improbable, à un moment clé de ma vie. Un signe qui m'a rendue "bêtement" heureuse et m'a confortée dans mon envie de quitter mon boulot de l'époque. Il m'a confirmé que ce que je voulais plus que tout au monde, c'était être libre et heureuse. Et que cela commençait, par quitter mon boulot et une entreprise où je ne me reconnaissais plus, pour partir à la recherche de ce que je voulais faire de ma vie, et qui je voulais vraiment être.
Et vous? Hasard or not hasard? Big question!
Ces jeux du hasard qu'on nomme coïncidences mais qui en fait, sont l'éclosion de quelques-uns
des possibles que toute action fait apparaître dans son sillage. Marguerite Beaudry
J'ai récemment découvert "Les gouttes de Dieu" (merci Anne!) et par la même occasion, l'univers des mangas. Jusqu'à présent, je n'étais pas du tout attirée par ces drôles de bouquins qui se lisent de gauche à droite, en commençant par la fin!
Mais "Les gouttes de Dieu" m'a intriguée. L'histoire est la suivante.
Au décès de Yutaka KANZAKI, célèbre oenologue japonais, son fils Shizuku découvre que pour hériter, il doit résoudre 12 énigmes qui le conduiront à un vin inconnu appelé "les gouttes de Dieu". Souci numéro 1, il est en compétition avec un autre jeune homme surnommé "le prince du vin", adopté par son père juste avant sa disparition. Souci numéro 2, en réaction à l'éducation particulière qu'il a reçu de son père, il a rejeté tout ce qui a trait au vin et n'en a jamais bu une goutte...
Et c'est parti pour 21 tomes (un peu beaucoup, je vous l'accorde...et je ne sais pas où ça va s'arrêter, le 22ème est prévu pour février). Bon, perso je n'ai lu que les deux premiers pour le moment mais j'ai bien aimé l'approche : faire découvrir le vin et son univers de manière ludique et accessible. Chaque volume est bien documenté et explique de manière simple et concise, les différents termes de l'oenologie, les terroirs, les types de vins. J'ai appris beaucoup, en m'amusant et surtout, en comprenant ce qui était écrit sans me prendre la tête. Un vrai bonheur.
Mais il ne faut pas s'y tromper : parler "simplement" de quelque chose est en fait le fruit d'un long travail d'apprentissage, d'expérience, de décorticage pour mieux comprendre et faire les liens; puis de synthèse de toutes ces composantes "à sa sauce", en y prenant du recul et de la distanciation par rapport à l'existant dominant.
C'est aussi le reflet d'une vraie envie de partager une passion et ses compréhensions avec le plus grand nombre, et plus simplement avec une poignée d'initiés.
Ces livres vont aller rejoindre les rayons d'un passionné de vin qui vient de concrétiser son rêve : ouvrir une cave ("le Plaisir Dit Vin" au Pouliguen, pour ceux qui passeraient par là - tiens, les "gouttes de Dieu" chez "le Plaisir Dit Vin, c'est plutôt drôle ce clin d'oeil...). Je sais qu'il a aussi cette envie de faire "autrement", au travers de sa manière d'aborder l'oenologie, de sa sélection des produits, des dégustations qu'il organisera bientôt. J'espère pouvoir vous le faire découvrir tout bientôt (ça fait partie des projets en cours, mais pour le moment y'a un peu bousculade dans ma tête et dans l'emploi du temps - tout se posera dans pas longtemps).
En attendant, je vous laisse avec une partie de la préface du tome 1 - un bon résumé de l'approche de ce "mangavino".
"Tokyo, janvier 2018.
La fête sera grandiose. A la mesure de l'évènement : la commémoration de la parution, il y a un siècle, de ce que nous appellerons les "mangavino", un nouveau concept comme on disait à l'époque. Qu'entend-on par là?
Le mariage de la fiction et de la réalité! Pour la fiction, la trame du récit; pour la réalité, le vin, la vigne, les chais et les vignerons. Au cours de ses pérégrinations, le héros se laisse séduire par le vin, il découvre les cépages, les terroirs et l'art de la vinification...Le lecteur, lui aussi, explore les grands vignobles du monde, lui aussi s'éprend des meilleurs vins et s'initie à la dégustation.
Certes, au XXème siècle, de nombreux livres d'initiation aux vins expliquaient l'oenologie avec beaucoup de sérieux. L'apprentissage passait avant le plaisir; or qu'est-ce que le vin sans plaisir? Dans le même esprit, Claude Debussy ne disait-il pas : "la musique, ça ne s'apprend pas : le plaisir est la règle..."
Quoi? Il fallait lire 1000 pages pour savoir que le Pinot noir préférait les terres calcaires et les climats frais? Ou que le fameux arôme de poivrons vert du Cabernet Sauvignon n'était dû qu'à une maturité insuffisante?
Et puis il fallait aussi se plier à la "gouroumania", mouler son propre goût sur celui d'un autre. Tout cela devenait laborieux. Le vin joyeux, le vin de la communion, le vin des amateurs, au sens littéral "celui qui aime", disparaissait, comme si le jus de la treille était réservé à celui qui a appris, à celui qui sait 'ou croit savoir).
C'est alors que les "mangavino" sont apparus, que l'oenophile en herbe a pu entrer dans le monde du vin
par une porte dérobée et tout savoir de cet univers fascinant, comme par indiscrétion, sans pédanterie sans lourdeur, sans fausses notes...." Michel
DOVAZ
Pendant ma retraite normande, j'ai poussé la porte d'un
superbe atelier-boutique, décidée à vivre une de mes envies : prendre des cours de sculpture. J'ai toujours été fascinée par les personnes qui savent dessiner, peindre et sculpter : j'aurais
adoré avoir ces talents!
Quatre cours et quelques cafés plus tard, je ramenais chez moi ce petit buste. Un "miracle" sorti d'un cube de terre glaise grâce à l'aide de Florence, la jeune femme qui a ouvert tout récemment cet espace et dont j'espère pouvoir vous en parler bientôt.
Plus que la scupture en elle-même, ce dont je suis fière s'est d'avoir enfin osé le faire.
Mais c'était sans compter sur un autre effet kiss cool!
Outre le plaisir que j'ai eu à découvrir cet art, à partager des moments conviviaux, et à réaliser une oeuvre aussi modeste soit-elle, cette expérience m'a fait prendre conscience de pleins de choses. J'ai réalisé :
- qu'au travers du tricot, de la broderie, du crochet, je crée depuis des années. Je n'avais jamais mis la notion de création derrière ces différentes réalisations mais pourtant, il s'agit bien de ça : choisir ou inventer un modèle, sélectionner les laines et les cotons, trouver les boutons et les doublures; le tout pour parvenir à un objet unique;
- que j'avais une vraie passion pour les travaux d'aiguilles enseignés par ma grand-mère, et la customisation de meubles ou de vêtements découverte sur le tas toute seule. Jusqu'à présent, je voyais cela au mieux comme un passe-temps qui me détendait mais qui pouvait aussi s'apparenter à une fuite (je brode au lieu de bosser par exemple!); au pire une activité ringarde que je perpétuais par une espèce de "fidélité familiale".
- que toutes ces activités étaient nécessaires et indispensables à mon équilibre parce qu'elles me permettent
de décompresser, de me vider la tête...et d'avoir la joie de créer puis celle de faire plaisir à quelqu'un;
- qu'elles pourraient, tout naturellement, occuper une vraie place dans ma vie professionnelle. Voir mes réalisations comme des créations m'a permis de valoriser ces activités. Jusqu'à me demander, même, ce que je pourrais en faire : organiser des goûter tricots, créer et vendre des vêtements customisés et des pochettes en crochet... Je ne l'avais jamais envisagé vraiment, en tout cas pas de cette façon. Mais aujourd'hui, sincèrement, j'y pense fortement. Et je me dis : pourquoi pas après tout. Qu'est-ce qui m'en empêcherait? Moi, c'est tout...! Et ce n'est pas incompatible avec mon activité d'accompagnement et ses déclinaisons. Bien au contraire. Etre accompagnant implique des responsabilités importantes et j'ai compris que je ne pouvais pas l'exercer 100% de mon temps; que j'avais besoin, en parallèle, d'activités plus légères et ludiques.
Du coup, aujourd'hui, je comprends mieux ce "melting-pot" dans mon blog. Pour les voyages, j'avais compris depuis quelques temps que c'est une passion qui deviendra
un jour une vraie activité. Mais pour le tricot and co, parfois je me disais que ce n'était pas très cohérent, que je mettais un peu tout et n'importe quoi dans ces pages. Je suis contente d'avoir enfin trouvé le fil
conducteur, celui qui relie les éléments en un tout cohérent.
J'aime bien cette chanson, et encore plus la reprise de Gérard Lenorman et de Zaz. Je continue à écouter régulièrement cette chanteuse, j'adore sa voix et ses textes.
Elle fait du bien cette chanson, alors profitons en!
Bon week-end.
Notre vieille Terre est une étoile
Où toi aussi et tu brilles un peu
Je viens te chanter la ballade
La ballade des gens heureux
Je viens te chanter la ballade
La ballade des gens heureux