Vous devez être le changement que vous voulez voir dans ce monde

Gandhi

Jeudi 8 décembre 2011 4 08 /12 /Déc /2011 19:17

Je me suis récemment demandée pourquoi je n'arrivais pas à me poser vraiment, alors que je fais de la relaxation régulièrement. Un vrai ressort, toujours à faire quelque chose : parler, lire, écrire, ranger. Même en regardant la télé, j'ai du mal à ne rien faire.

J'ai plusieurs pistes, qui remontent à mon enfance et mon adolescence : 

- j'ai toujours entendu qu'on ne fait pas de sieste dans la journée parce que quand on se réveille, on est barbouillé. J'en ai été persuadée longtemps et de fait, quand cela m'arrivait, j'étais patraque en me levant;

- il ne fallait surtout jamais rester à ne rien faire : règle de base. Du coup, je peux rester des heures devant mon ordi tant que le totalité de la "to do list" n'est pas finie, même si je suis crévée et plus du tout "fraîche" (et bien sur, je rends les armes au bout d'un moment, sans avoir fini la to do list!);

- pas de grasse mat' même pendant les vacances. Passée une "heure décente" (toujours trop tôt!), séance d'aspirateur. Très efficace pour sortir quelqu'un du lit! 

J'ai donc pris l'habitude de ne pas me poser, même quand je sens un gros coup de barre ou que je suis patraque. J'ai toujours un truc plus important à faire!

Dimanche dernier, je me suis regardée faire : trop drôle!

Petit mal de crâne qui pointe son nez en début d'aprem. Je me dis que ça va passer et je prends mon tricot pour avancer sur un cadeau de Noël. Alors que ma vraie envie du moment serait de me mettre sous la couette. Le mal de tête s'empire, mais je décide de sortir pour faire une course, qui, objectivement, n'a pas de caractère d'urgence. Alors que ma vraie envie est toujours de filer sous la couette! Finalement, j'ai rendu les armes à 19h30, epuisée et avec un gros mal de tête pour le coup. Comme dirait une amie : "c'est fou ce qu'on est capable de faire avec soi même!"

Depuis, je m'autorise enfin :

- à me détendre plus en faisant, tous les jours, quelque chose qui me vide la tête. Même si j'ai pleins de trucs à faire. Une ballade, un bout de tricot, une sieste, une page d'écriture devant mon café...J'essaie de me l'autoriser vraiment, sans culpabiliser;

- à prendre le temps de faire les choses. Cela m'oblige, chaque matin, à choisir dans mes "to do list" (une pour mes activités professionnelles et une pour le perso et les blogs), ce qui est urgent. Vraiment urgent. Je les fais, puis je les raye de ma liste. C'est là que je me rends compte que je ne sais pas bien prioriser; et que j'ai une très forte tendance à sauter du coq à l'âne. Epuisant et pas vraiment efficace. Avec ce système, même si cela me demande une vraie discipline, c'est plus fluide et plus facile. Au final, les choses sont mieux faites, plus rapidement; et j'ai le temps de me (re)poser sans stresser. Et à la fin, soit j'ai la pêche pour enchainer sur autre chose; soit pas. Dans ce cas là, c'est case détente!

Je vais mettre une vraie conscience pour maintenir cet équilibre. Il y a un temps pour tout dans le vie, mais nous n'avons pas forcément été habitués et/ou autorisés à vivre à ce rythme là. On est pas des machines, non mais sans blague   

 

 

Paresse : habitude de se reposer avant la fatigue. Jules Renard


Source : Paresse : habitude de se reposer avant la fatigue. | Blog Dicocitations - Dico citations

Paresse : habitude de se reposer avant la fatigue. Jules Renard


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Par Thalie - Publié dans : Chemin de vie - Communauté : MON CHEMIN POUR ALLER MIEUX
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Lundi 5 décembre 2011 1 05 /12 /Déc /2011 13:12

"tu peux pardonner à un ami une parole malheureuse, un jugement hâtif, une indélicatesse. Mais n'accepte pas la calomnie"

(extrait de Deux semaines pour devenir chef d'entreprise p.55)

Cette citation a fait un tilt magistral dans ma petite tête!!!

J'ai plusieurs défauts que j'essaie de soigner petit à petit, dont celui de trop parler.

J'ai eu l'habitude de "remplir le vide" : jusqu'à peu, je ne supportais pas le silence quand j'avais quelqu'un avec moi. Le sentiment que si nous n'échangions pas, l'autre allait s'ennuyer. Je n'ai pas encore tout compris d'où cela me venait, mais c'est un fait bien avéré chez moi : je parle beaucoup, et trop.

Et puis, soyons honnête, j'avais aussi pour habitude de cancaner. Il y a plusieurs mois, je me suis rendue compte combien cette attitude était stérile. Elle occupe beaucoup de temps et d'espace; mobilise une énergie considérable. Mais elle ne mène à rien : elle bloque, enferme dans les ruminations, les ressassements, les jugements sur une situation et/ou une personne. Elle ne permet pas de prendre du recul, de regarder sa part de responsabilité dans ce qui se passe, de se remettre en question...et de dialoguer en direct, sincèrement, avec les principaux intéressés. Là encore, je me soigne, et je sors de plus en plus de cette détestable habitude.

Cette citation me permet de comprendre que oui, j'ai pu porter des jugements, faire preuve d'indélicatesse ou avoir une parole malheureuse vis à vis de personnes de mon entourage. Se faisant, j'ai pu blesser des personnes c'est certain. Et je m'en excuse, parce que ce n'était absolument pas mon but.

Mais jamais, je le sais au plus profond de moi, je ne les ai pas calomniés, en portant sciemment des accusations mensongères contre eux pour les discréditer et le dénigrer. Je sais que je n'ai pas fait preuve de malveillance, laquelle se caractérise par une volonté de nuire à autrui et de lui faire du mal. Et toutes les manigances qui vont avec.

Cependant, certains ont pu le penser, ou le ressentir comme tel; je le comprends et je le respecte. Et alors, je suis toute prête et disposée à en parler avec eux. Un autre élément qui me montre que je n'ai pas l'envie ni l'intention de calomnier; sinon, je resterai bien loin, planquée, pour surtout ne pas me retrouver face à celui que j'accuse et dénigre.

Bon, mon ego en prendra un petit coup sur la casquette, parce qu'il accepte pas toujours d'être pris en défaut! Mais il sera plus content que vexé; car se faisant il effectuera un pas de plus vers la guérison de ces petits travers qui lui pourrissent la vie et celle de ceux qu'ils cotoient.

Cette citation m'a aussi fait comprendre pourquoi, parfois, je dois rompre avec des personnes.

Parce que même si elles tiennent une place importante dans ma vie, je ne peux accepter la calomnie, qu'elle me vise ou qu'elle vise d'autres personnes. Je l'ai par trop accepté par le passé, cette calomnie, en la cautionnant par mon silence. Aujourd'hui, je ne le veux plus.

Par Thalie - Publié dans : Chemin de vie - Communauté : MON CHEMIN POUR ALLER MIEUX
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Vendredi 2 décembre 2011 5 02 /12 /Déc /2011 15:35

A la recherche d’un roman "pas prise de tête" pour mes vacances en Grèce, j’ai acheté "les yeux jaunes du crocodile" de Katherine Pancol.J'ai dévoré le tome 1; désespérement cherché le tome 2 à l'aéroport d'Amsterdam pendant mon escale retour (n'importe quoi, je vous l'accorde!). Ca faisait longtemps, très longtemps que cela ne m'était pas arrivé : depuis "L'ombre du vent", un roman top de Carlos Ruiz Zafon.

L’histoire "ordinaire" d’une femme, Joséphine. Trois tomes pendant lesquels on suit l’évolution de sa vie, celle de9782253121206.jpg sa famille plus ou moins proche et de sa meilleure amie. Joséphine, une femme qui parle aux étoiles mais ne le dit à personne, de peur qu’on la prenne pour une folle…

Dans le premier tome, elle quitte son mari. Seule avec ses deux filles, elle doit tout reconstruire; entre une mère détestable, une sœur qui prend toute la place…entre autre. Et puis, elle envoit sa mère sur les roses, ose surmonter ses peurs, se lance à fond dans l’écriture, vit une aventure amoureuse. En chemin, elle lève un lourd secret de famille qui lui fait comprendre ce qui, enfant, l’a abimée et lui a coupé les ailes…Petit à petit, elle pose les bases de sa nouvelle vie, avec et au milieu des autres. Au milieu de tout ça, se balade un bébé extra-terrestre qui explique qu’il a choisi ses parents "de là-haut" et qu’il lit dans la tête des adultes; un avocat richissime qui se demande "à quoi ça sert tout ça" ; une couple d’amoureux attachant…bref, un beau concentré de vie.

Voilà le synopsis, à vous de découvrir le reste. Quelques petites longueurs dans le tome 3 mais franchement, ces livres valent le coup! Si vous manquez d'idées pour Noël, voilà une idée sympa!

Je vous laisse avec des petits extraits, piochés parmi les dizaines de petites phrases qui ont fait tilt tout au long de ma lecture.

"C’est l’histoire d’une rencontre et moi, je crois qu’on grandit grâce aux rencontres que l’on fait. - Si on sait les accepter…Beaucoup de gens laissent passer les belles rencontres de peur qu’elles changent leur vie, qu’elles les entrainent sur un chemin inconnu".

"Vous êtes douée, le seul problème c’est que vous ne le savez pas, vous n’avez pas la moindre idée de votre valeur".

"le temps est en train de s’accélérer Hortense. Nous changeons de monde. Tu vas voir…Nous ne sommes pas au bout de nos surprises. Tout va évoluer à toute vitesse…C’est pour cela qu’il faut que tu changes toi aussi (…). Il faut que tu dépasses ta peur. Sinon tu vas rester la même et te répéter".

Allez lire la biographie de Katherine Pancol, j'aime bien ce qu'elle dit. Notamment cette citation que j'ai lu aussi tout récemment chez Marie-Lore

"Vivre, c'est se réveiller la nuit dans l'impatience du jour à venir, c'est s'émerveiller de ce que le miracle quotidien se reproduise pour nous une fois encore, c'est avoir des insomnies de joie."

Paul-Émile Victor

Par Thalie - Publié dans : Coin musique - livre - ciné - Communauté : Agent du bonheur
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Jeudi 1 décembre 2011 4 01 /12 /Déc /2011 13:55

"Savoir dire non à ceux que tu désires pas à tes côtés est dur, mais cela te donne le temps et la liberté de dire oui à ceux que tu as choisi (...).

L'adage prétend - qui se ressemble s'assemble. Je pense plutôt l'inverse : qui s'assemble se ressemble. Si tu tolères la mesquinerie ou le vice dans ton entourage, tu finis pas être contaminé".

(extrait du livre Deux semaines pour devenir chef d'entreprise - Denis PECHERE)

Je suis tombée sur cette citation quelques jours après un épisode douloureux, où j'ai du faire le choix suivant : couper avec une personne de mon entourage très proche qui cautionne et défend des individus dont je désapprouve profondément les paroles et les agissements; où ne rien dire et continuer à "faire mine", chacune se gardant bien de parler "des sujets qui fâchent". 

Cet état me génait depuis quelque temps mais il m'est apparu, à la lumière d'un incident particulier, que je ne pouvais plus ouvrir mon intimité et ma maison, à quiconque entretient de tels liens. Car j'ai compris alors :

- combien cette situation est perturbatrice. Elle entretient la confusion dans mes actions, mes positionnements, mes envies, mes choix. Elle peut m'amener à me sentir en porte-à-faux, et sème tout un tas d'entraves, en entretenant des secrets ou des non-dits qui finissent pas pourrir les relations, insidieusement;

- la consommation d'énergie considérable que cela génère. Une énergie précieuse que je ne mets pas au service de mon cheminement personnel et de mes relations avec les autres;

- qu'au fond, nous ne partagions pas les mêmes valeurs ni les mêmes envies.

Cet extrait m'a aussi fait réfléchir sur ce fameux proverbe, si souvent utiliser : qui se ressemble, s'assemble. Dis comme ça, c'est comme si il existait une sorte de "déterminisme", qui nous fait obligatoirement nous rapprocher de personnes "comme nous", sans que nous ayons le choix.

J'aime bien mieux le proverbe "revisité" : qui s'assemble, se ressemble. Alors, je choisis de me rapprocher et de cotoyer des personnes qui sont vraiment proches de ce que je suis et de ce que je veux être; de mes valeurs, de mes aspirations et de mes envies. Un chemin bien moins confortable que le premier; qui oblige à la transparence, la sincérité et le remise en question, entre autre.  Qui oblige aussi à sortir de sa zone de confort et au prétendu "je n'ai pas le choix".

Par Thalie - Publié dans : Chemin de vie - Communauté : MON CHEMIN POUR ALLER MIEUX
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Mardi 29 novembre 2011 2 29 /11 /Nov /2011 10:32

J’ai réalisé il y a peu de temps, que je savais dépasser mes peurs, oser, prendre des risques, me faire confiance, écouter et suivre mon intuition et mon ressenti, dans un domaine particulier : l’achat de mes appartements.

Je souris parce que jusqu’ici, pour moi, c’était simplement "normal" d’acheter un appart. Déjà, j’avais la chance de pouvoir le faire; je n’allais pas en plus considérer que c’était un boulot et une responsabilité que d’acheter. Le premier déclic a eu lieu le jour où une amie m’a dit, en me parlant de ma dernière maison : tu t’es tellement bien occupée de ton appart qu’on s’y sent bien. Il est chouette, tu n’auras aucun mal à le vendre.

J’ai acheté le premier il y a dix ans presque jour pour jour. Locataire d’un studio en RDC fond de cour sombre et humide, je n’arrivais pas à trouver mieux avec mon salaire de l’époque sur Paris. Alors je me suis lancée. Grâce à une donation et un emprunt sur 12 ans, j’ai acheté, en 2001, un appart tout moche sans chauffage. J’en ai un bavé avec les travaux et leurs lots de mauvaises surprises, mais je n’ai jamais regretté.

A la veille de me faire licencier, en 2007, j’ai sciemment revendu pour acheter plus grand, pendant que je pouvais contracter des emprunts dans de bonnes conditions. Là, j’ai tapé dans l’appartement haussmannien pur jus : un pêché d’orgueil, je m’en rends compte aujourd’hui. Même si j’ai adoré le quartier, je ne me suis jamais sentie bien dans l’appart : trop haut, trop classique…et trop cher pour ma nouvelle vie, avec son emprunt sur 20 ans à plus de 850 euros par mois.

Alors j’ai revendu, et j’ai trouvé un nouveau "chez moi"; le plus petit de mes trois apparts, mais qui est à moi sans condition. Car grâce à toutes ces années de "travail dissimulé" et de prise de risque, grâce aussi à la conjoncture parisienne particulière, aujourd’hui je peux acheter sans emprunter. Et, cerise sur le gâteau, le financement provient à 100% de l’argent que j’ai investi et gagné par moi-même, en dehors de la donation originelle : un élément important pour me sentir libérée d'un poids et cesser de me sentir redevable. Même si une personne m’a aidée en me donnant un peu d'argent; 10 ans après je ne dois qu’à moi-même de pouvoir réaliser cette nouvelle opération.

Pendant ces 10 années (et même avant), toute ma vie a tourné autour de ma maison : elle était ma raison de vivre, ce qui me motivait à bosser comme une folle. D’ailleurs, souvent je me disais "et après quand j’aurai fini de payer ma maison, qu’est-ce qui me motivera? Je travaillerai pourquoi? Quel sera mon but dans la vie?" Horrible quand j’y repense…Mais cela n'a jamais été compliqué de me lancer dans l'aventure : j'osais, tout simplement, parce que l'envie était plus forte que tout le reste. Tout comme celle de monter m'installer à Paris.

Je me rends compte aujourd'hui que ce sont des moments où j’ai été capable de prendre des risques sans (trop) me poser de question; où j’ai osé me lancer sans me laisser happer par mes peurs et mes doutes. Et qu’au final, le bilan est super positif dans les deux domaines.

Aujourd'hui, je comprends aussi enfin le force de nos envies, ce qu'elles nous permettent de dépasser et de réussir...Et que je peux m'engager sans crainte sur le chemin de ne suivre et vivre que des mes envies. Parce que c'est possible.

Par Thalie - Publié dans : Chemin de vie - Communauté : MON CHEMIN POUR ALLER MIEUX
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