Vous devez être le changement que vous voulez voir dans ce monde
Ghandi
Vous devez être le changement que vous voulez voir dans ce monde
Ghandi
Je l'ai lu deux fois la UNE de l'Express de cette semaine, tellement je ne croyais pas à ce que
je voyais!
Réflexe premier : je l'achète pour lire les articles qui les amènent à titrer ainsi. Et puis je me dis
non : une Une pareil ne me donne vraiment pas envie de lire le magazine.
Pourquoi elle me heurte autant? Parce que :
- je la trouve ultra-violente, même si il ne s'agit que de mort politique (enfin j'espère!). Ces deux personnes ne s'entendent pas, peut être se détestent-elles mais et alors? Rien ne
justifie de s'exterminer...
- elle m'interroge vraiment sur la qualité journalistique "grand public" en France, ces médias omniprésents qui véhiculent l'information. La télé, cela fait longtemps que j'ai fait une croix sur
le JT. Même les quelques émissions comme Capital, je les trouve creuses : l'une des dernières contenait un reportage sur l'auto-entrepreneur. J'ai bondi à plusieurs reprises devant l'absence de
substance, les lacunes importantes, l'effet "grand spectacle" de certains extraits. Alors si maintenant, la presse écrite se met aussi à dérailler, c'est pas gagné!
Je me demande ce qui peut pousser un magazine à employer ce terme dans un contexte pareil? Attirer l'attention et se démarquer de la concurrence pour mieux vendre?
Ca a failli marcher avec moi d'ailleurs, encore une fois. Car je craque souvent sur des titres accrocheurs...et si souvent déçue par le contenu!
Mais là, ça n'a pas marché parce que perso, je trouve que ça va trop loin...
Et vous, vous avez un avis sur la question?
A la suite de l'article de Florence sur le chlorure de
Magnésium, j'ai eu envie d'essayer. Depuis le temps qu'on m'en parlait!
Le chlorure se vend en pharmacie, à l'unité, par sachet de 20 grammes. Oui mais voilà, les prix varient de façon incroyable : depuis 40 cts (cas exceptionnel mais recensé!) jusqu'à...2,50 euros
le sachet!
D'habitude, même en sachant que les prix de la para et des médocs sans ordonnance sont très différents d'une officine à l'autre, je serais rentrée dans la première pharmacie et j'aurais acheté un
sachet. Parce que je n'aurais pas osé repartir sans rien...Et puis j'aurais certainement, ensuite, pesté contre moi et en me disant "on ne m'y reprendra plus".
Alors là, j'ai pris les devants : je suis rentrée dans 5 officines sur mon chemin, avec juste l'idée de demander le prix et repartir. Certains m'ont regardé un peu incrédules du genre
"mais vous n'achetez rien?". D'autres n'étaient pas contents du genre "elle se fout de moi, elle me fait perdre mon temps".
Lors de ma dernière escale, la dame, que très visiblement ma demande gonflait, m'annonce
1,50 euros le sachet. Je lui dis "merci, au revoir Madame". Et là elle me demande :
- "c'est trop cher?
- J'ai trouvé moins cher à quelques rues d'ici (1, 20 euros, record à battre dans mon quartier), et je connais quelqu'un qui vient de les acheter à 0,40 cts.
- Ah mais vous comprenez, je suis obligée de vendre ces sachets en fonction du tarif que j'ai payé à l'époque où je les ai achetés. Mon stock de chlorure date de quelques années (date de
péremption 2010, effectivement, il datait) car je n'en vends presque jamais
- Je comprends tout à fait. Mais justement, il y a encore 4/5 ans, le sachet de chlorure coûtait moins d'1 euro le paquet....
- C'est bien ce que je vous dit, je vends en fonction du prix d'achat d'il y a quelques années. Oh et puis de toute façon, je vais arrêter d'en faire puisque je n'en vends pas
- Remarquez c'est pas grave, j'irai en chercher en magasin bio...
Là, je crois bien que je l'ai achevée la dame, sans le vouloir. Déjà qu'oser rentrer, demander le prix et ne rien lui acheter, elle en était encore toute retournée!
- Ah bon, on en trouve en magasin bio?!?!
- Pas du chlorure directement mais un équivalent naturel, le sel de Nigari (testé et approuvé par Tristan)
- Connais pas...Pfffff, vraiment c'est de moins en moins facile pour nous, ça change. Vivement la retraite!"
Je suis ressortie désolée pour elle, parce que je sentais bien qu'elle était dépassée par notre conversation et au délà de ça, par les changements inhérents à sa profession et par les nouveaux
comportements des consommateurs.
Mais Madame, si je puis me permettre, vous me sembliez assez loin de la retraite quand même. Et l'attendre en comptant les jours et en tirant la tronche, je ne suis pas bien sure que ce soit la
meilleure des solutions.
Oui les choses changent, dans votre profession et partout ailleurs. Alors pourquoi ne pas regarder ce changement en face et s'y adapter, plutôt que d'attendre passivement en devenant aigrie,
et en regrettant le bon vieux temps?
Merci Luc, pour cette belle découverte qui remonte à quelques années maintenant.
J'aime toujours autant ses ballades cools, et ma chaîne voit souvent passer ses CD!
Plusieurs disques à son actif, perso j'ai commencé par l'album In between Dreams. Un extrait, avec en prime un
petit voyage au pays des kangourous, comme si vous y étiez.
Bonne journée
Samedi midi, je sors de chez moi un chouia de mauvais poil. Pourquoi : en partie parce que je n'ai pas
respecté la liste d'enfer que je m'étais faite pour le matin. J'ai même rien fait!
Bref, arrivée à l'arrêt de bus je vois "prochains dans 7 minutes et 13 minutes". Re râlerie de 30 secondes jusqu'à ce que je me dise "va jusqu'au point relais du Campanier tu passeras commande pour la semaine prochaine - oui mais c'est samedi, c'est
pas la peine, c'est sûrement fermé - pfffffff, bon ben temps pis je poireaute à l'arrêt de bus - oui mais c'est bête quand même....Allez je tente, c'est à 1 minute à pied".
Je me mets en route toujours en ronchonnant, mais en me disant "essaie, au pire elle est fermée, ça te prends 2 minutes et tu auras ton bus". Et paf, boulangerie ouverte, commande
passée en 5 minutes top chrono, petite papotage sympa avec la boulangère au passage (un point relais dans une superbe boulangerie bio déco début du XX siècle, c'est un vrai bonheur à chaque
fois).
Chouette, je ressors avec le sourire : plus de ronchonnade à l'horizon. Le soleil brille, je m'en vais partager un après-midi de détente, la vie est belle!
En remontant la rue, je m'arrête devant un magasin qui vend des créations de vêtements, bijoux, sacs. La dame est sympa, je suis déjà rentrée pour voir. Mais là, j'ai une autre idée en tête
: lui parler des créations d'une amie, qui auraient peut être leur place dans sa boutique.
J'hésite 10 secondes (nette amélioration) et je pousse la porte en me disant "au pire, elle dit non". Non seulement elle ne dit pas non, mais elle me donne les coordonnées des personnes qui
choisissent les créateurs. Et re-papotage sympa.
Je sors, je remonte la rue...juste à temps pour monter dans mon bus.
Moralité : en dépassant ma ronchonnade, j'ai non seulement passé de bons moments mais aussi créée des actions qui m'ont enthousiasmée, donnée la pêche, et donnée confiance pour mes prochaines
actions à mener.
Je m'en souviendrais la prochaine fois que ça me reprendra. Et j'irai relire l'article de Marie-Lore "A comme Ami, E comme ennemi". A travers ce petit épisode de vie quotidienne,
je me rends bien compte comme je peux être à la fois, mon meilleur ami et mon pire ennemi!
Il y a peu, j'ai découvert La Belle Verte (de Coline Serreau), un film superbe. J'en avais entendu parler par
quelques personnes, mais pas du tout au moment de sa sortie, en 1996.
Bon j'avoue, je ne suis pas cinéphile (mais je commence à y prendre goût)...et à l'époque, ce film a été "un échec cuisant", comme le dit elle même la réalisatrice.
En même temps, en le visionnant, je comprends pourquoi. Si je l'avais vu à cette époque, je crois bien que je n'aurais pas aimé ni compris tous les messages que Coline Serreau délivrent.
Aujourd'hui c'est tout différent. Parce que j'ai grandis, que j'ai pris conscience du monde qui m'entourait, ici et ailleurs.Que j'ai développé mes valeurs propres et mon libre-arbitre. Que je me
construis petit à petit une vie qui me ressemble, et non plus une vie formatée par mon éducation et la société qui m'entoure.
Alors oui, aujourd'hui ce film me parle. Et je ne le qualifierais pas du tout d'utopiste (personne qui conçoit ce qui parait irréalisable), comme certains le font. Au contraire, il nous donne les
clés de la société de demain.
Le mot de la fin à Coline Serreau qui écrit, dans le postface du
Livre/DVD qui vient de sortir "Etais-je en avance? Est-on au bord d'un tel gouffre dans la conduite des affaires de notre société qu'on a besoin maintenant de remettre tout à plat
radicalement comme le fait ce film, pour pouvoir inventer une autre société?"
Passez une belle semaine