Vous devez être le changement que vous voulez voir dans ce monde
Gandhi
Vous devez être le changement que vous voulez voir dans ce monde
Gandhi
Pendant 36 ans, j'ai vécu avec où à proximité d'un membre de ma famille qui passe son temps à :
- ressasser les évènements petits ou grands de sa vie, en ruminant sur telle parole, telle action, tel oubli, de Pierre Paul ou Jacques;
- réécrire l'histoire en se donnant toujours le rôle de victime, avec pour conséquence qu'à la fin, plus personne, à commencer par elle-même, n'arrive à déméler le vrai du faux;
- renier tous les bons moments passés et tous les "cadeaux" reçus,
- dénigrer et insulter les gens, principalement sa famille et son entourage proche.
Jamais un once de remise en question, d'ouverture, d'empathie, de pardon. Jamais de dialogue possible. Toujours la colère, très souvent disproportionnée par rapport
à l'évènement, et qui, à force de ruminations, pouvait virer à la haine. Toujours des petites réflexions, remarques, jugements.
Par protection, amour, fidélité, culpabilité, dépendance, j'ai choisi, la plupart du temps, de ne pas relever. Je me taisais, essayant de me convaincre que cela ne me touchait pas puisqu'au fond de moi, je n'étais pas en accord avec elle.
Quand, exaspérée et/ou blessée, j'atteignais mon niveau maximum de tolérance (très élevé, je m'en rends compte aujourd'hui); quand je passais outre l'interdiction de rendre visite à telle personne ou de saluer telle autre personne qui, "d'ami", était soudainement devenu "l'ennemi", je le payais cher : les reproches pleuvaient et tous sous-entendaient que je n'aimais pas cette personne, qu'en allant à l'encontre de ses ordres je laissais les autres l'humilier; pire j'étais forcément en accord avec eux. J'avais peur de la perdre et je culpabilisais : alors je me taisais à nouveau, essayant de me convaincre que le mieux était de ne pas répondre, de ne rien dire.
J'ai fonctionné longtemps ainsi, claquant cependant la porte à 3 ou 4 reprises. Mais je revenais toujours. Jusqu'à ce que je décide de changer de vie : au fur et à mesure que je sortais du moule, les jugements et les reproches pleuvaient de plus en plus. A chaque visite, à chaque appel téléphonique, j'entendais critiquer mes choix, mon mode de vie, mon entourage...et ma pomme. Alors j'ai décidé de couper les ponts, le seul moyen de me protéger pour pouvoir vivre ma vie comme je l'entends.
J'ai continué à mener mon petit bout de chemin, en me débarassant petit à petit du jugement et de la culpabilité; en réapprenant à avoir mes envies personnelles et à les suivre; en reconstruisant ma confiance en moi et en l'autre.
Aujourd'hui, je prends conscience d'un autre effet dévastateur que mon silence a entrainé : pendant des années, en continuant à voir cette personne et en la laissant salir des proches, des amis, des tiers et moi-même, j'ai cautionné son attitude. Et oui...En ne disant rien, en ne m'éloignant pas, j'ai implicitement approuvé ses agissements et je lui ai apporté mon soutien.
Les conséquences? Outre le fait que cela renforce la personne dans une position qu'elle estime juste, cela a entrainé pour moi :
- une grande confusion dans mes rapports aux autres y compris ma famille. Entendre dénigrer sans cesse quelqu'un peut semer le doute sur ce qu'on ressent pour une personne par exemple; peut aussi nous embarquer dans des jugements et des croyances ou une colère à son encontre qui ne sont pas les notres mais ceux de la supposée victime;
- une grande confusion aussi sur qui je suis et ce que je veux et vaux;
- une atteinte à mon intégrité. J'ai souvent mis un couvercle sur ce que j'estimais juste, la manière dont j'avais envie profondément d'agir ou de parler;
- une très forte tendance au pessimisme et à broyer du noir;
- un manque de confiance en moi et en les autres.
Cette personne s'est mise à internet pour pourvoir éplucher mon blog et suivre ma vie à distance. Je le sais : elle m'a écrit des lettres en faisant explicitement référence à certains textes. Des lettres où elle me menaçait à demi-mot, de me faire payer mon éloignement et de s'en prendre à quelques personnes de mon entourage par la même occasion. J'ai eu peur, je l'avoue, car je sais de quoi elle est capable : mais je n'ai pas dévié de ma route.
Aujourd'hui une boucle est bouclée : je sais au plus profond de moi que je n'ai plus peur et que je ne me sens plus aucunement coupable.Je suis droite dans mes
bottes.
Je sais aussi que je ne lui en veux pas et que si elle me demandait demain, de la rencontrer, je le ferais sans hésiter. Car rien n'est écrit de manière durable, tout peut changer.
Mais pour cela, les deux personnes doivent en avoir envie. Si une reste coincée dans sa colère et ses jugements, dans son état de victime, sans ouvrir aucune porte au dialogue, à la compréhension, au pardon, à la remise en question; alors je ne peux rien.
Et je n'ai pas à me sentir coupable de faire ce que je fais et de m'être éloignée; ma responsabilité est simplement d'être dans l'acceptation de la situation, et de
laisser une porte ouvert au cas où elle souhaiterait la pousser.

Je suis partie avec trois livres dans mon sac à dos, pour mes vacances. J'ai commencé par relire l'Alchimiste, de Paulo Coelho, découvert cet été au hasard des rayons d'une bibliothèque pendant mon nomadisme estival. Je ne connaissais aboslument pas, j'ai adoré!!!
Un livre court, en apparence tout simple...et pourtant profond. J’ai pioché quelques extraits qui me font écho aujourd’hui, en leur mettant un titre en fonction de ce à quoi elles me renvoyaient. Si vous avez l’occasion, lisez le.
Passez un beau week-end.
L’aide universelle
"Et quand tu veux quelque chose, tout l’Univers conspire à te permettre de réaliser ton désir".
Les choix
3le jeune homme se prit à envier la liberté du vent, et comprit qu’il pourrait être comme lui. Rien ne l’en empêchait sinon lui-même" (p.49)
Se réaliser, réaliser ses rêves, ce pour quoi on est fait
"le vieux fut le premier à reprendre la parole : « Pourquoi gardes-tu des moutons ? - Parce que j’aime voyager ». Il montra le marchand de pop corn, avec sa carriole rouge, dans un coin de la place. « Cet homme aussi a toujours voulu voyager, quand il était enfant. Mais il a préféré acheter une petite carriole pour vendre du pop-corn, amasser de l’argent durant des années. Quand il sera vieux, il ira passer un mois en Afrique. Il n’a jamais compris qu’on a toujours la possibilité de faire ce que l’on rêve. – Il aurait du choisir d’être berger, pensa le jeune homme à haute voix. – Il y a bien pensé, dit le vieillard. Mais les marchands de pop-corn sont de plus grands personnages que les bergers. Les marchands de pop-corn ont un toit à eux, tandis que les bergers dorment à la belle étoile. Les gens préfèrent marier leurs filles à des marchands de pop-corn plutôt qu’à des bergers » (…). Pour finir, ce que les gens pensent des marchands de pop-corn et des bergers devient plus important pour eux que de vivre leur Légende Personnelle" (p.45)
La légende personnelle "c’est ce que tu as toujours souhaité faire. Chacun de nous, en sa prime jeunesse, sait quelle est sa Légende Personnelle. A cette époque de la vie, tout est clair, tout est possible, et l’on a pas peur de rêver et de souhaiter tout ce qu’on aimerait faire de sa vie. Cependant, à mesure que le temps d’écoule, une force mystérieuse commence à essayer de prouver qu’il est impossible de réaliser sa Légende Personnelle". (p.43)
Vivre au présent
"Pourtant, le chamelier ne semblait pas s’émouvoir outre mesure de la menace de la guerre. "je suis vivant dit-il au jeune homme, tout en mangeant une poignée de dattes (….). Et pendant que je mange, je ne fais rien d’autre que manger. Quand je marcherai, je marcherai, c’est tout. Et s’il faut un pour me battre, n’importe quel jour en vaut un autre pour mourir. Pace que je ne vis ni dans mon passé, ni dans mon avenir. Je n’ai que le présent, et c’est le seul qui m’intéresse. Si tu peux demeurer toujours dans le présent, alors tu seras un homme heureux(…). La vie sera une fête, un grand festival, parce qu’elle est toujours le moment que nous sommes en train de vivre, et cela seulement". (p.111)
Les signes de la vie
"Je gagne ma vie en prévoyant l’avenir des gens, dit-il. Je connais la science des baguettes, et je sais comment les utiliser pour pénétrer dans cet espace où tout est déjà écrit. Là, je peux lire le passé, découvrir ce qui a été oublié, et comprendre les signes du présent. Quand les gens me consultent, je ne lis pas le futur : je le devine. Car le futur appartient à Dieu, et Lui seul le révèle, et seulement dans des occasions extraordinaires. Comment est-ce que j’arrive à deviner le futur ? Grâce aux signes du présent. C’est dans le présent que réside le secret ; si tu fais attention au présent, tu peux le rendre meilleur. Et si tu améliores le présent, ce qui viendra ensuite sera également meilleur. Oublie le futur et vis chaque jour de ta vie selon les enseignements de la Loi, et en te fiant à la sollicitude de Dieu à l’égard de ses Enfants. Chaque jour porte en lui l’Eternité" (p :130)
"chaque homme, sur terre, a un trésor qui l’attend, lui dit son cœur. Nous, les cœurs, en parlons rarement, car les hommes ne veulent plus trouver ces trésors. Nous n’en parlons qu’aux petits enfants. Ensuite, nous laissons la vie se charger de conduire chacun vers son destin. Malheureusement, peu d’hommes suivent le chemin qui leur est tracé, et qui est le chemin de la Légende Personnelle et de la félicité. La plupart voient le monde comme quelque chose de menaçant et, pour cette raison même, le monde devient en effet une chose menaçante. Alors, nous, les cœurs, commençons à parler de plus en plus bas, mais nous ne nous taisons jamais. Et nous faisons des vœux pour que nos paroles ne soient pas entendues : nous ne voulons pas que les hommes souffrent pour n’avoir pas suivi la voie que nous leur avions indiquée" (p.159)
Agir, se lancer
"Mais il comprenait maintenant une chose importante : que les décisions représentaient seulement le commencement de quelque chose. Quand quelqu’un prenait une décision, il se plongeait en fait dans un courant impétueux qui l’emportait vers une destination qu’il n’avait jamais entrevue, même ne rêve, au moment où il a pris la décision".
L'information m'a interpellée : la France est la championne du monde du pessimisme.
Même si ça calme, ça ne m'étonne pas tant que ça.
Le sondage m'a ouvert les yeux : je vis dans un pays où l'optimisme n'est pas une
valeur. Au contraire : j'ai "appris" à râler, à voir le verre à moitié vide, à toujours anticiper le pire, à m'accrocher à mon confort, à penser que la vie est dure et
qu'il faut en baver pour être bien!
Pire : afficher son optimisme dans la vie est mal vue dans notre pays. Sous peine de se voir catalogué comme une personne immature, qui vit hors des réalités, sur la planète Mars; voir qui fait partie d'une secte! Et qui, de toute façon, tout au tard, paiera très cher son optimisme, quand la dureté de la vie la rattrapera...
Le sondage date de janvier 2011, mais les choses n'ont pas vraiment changé en quelques mois, au contraire. En même temps, faire bouger des années voir des siècles de pessimisme, ça prend du temps!
J'ai cherché la définition du mot optimisme, sur le cnrtl, pour voir :
Disposition d'esprit qui consiste à voir le bon côté des choses, à trouver que tout est pour le mieux, à ne pas s'inquiéter des embarras présents et à bien augurer de l'avenir. Confiance dans l'issue, le dénouement favorable d'une situation inquiétante, embarrassante.
Oui, c'est bien ça! j'ai définitivement choisi mon camp et j'ai choisi de l'afficher. Optimiste je veux être! Je rechute encore souvent, mais je ne supporte plus très longtemps l'état de morosité, de tristesse, de lourdeur, de mélancolie, d'immobilisme qui l'accompagne.
Alors très vite, je choisis de revenir à mon présent, mon quotidien et mes projets à court terme. Je choisis de revenir à un état de joie, d'enthousiasme, d'action, de découverte.
Et vous?
J'avais eu la joie de découvrir un premier titre il y a quelques mois.
Et là, belle surprise : carrément un album, à télécharger sur leur site!
J'aime beaucoup les mélodies, et la voix d'Aurore. Elles vont accompagner mon dimanche en douceur.
J'admire aussi celles et ceux qui ont le courage de se lancer, de vivre leur passion à fond!
RDV pour un premier concert le samedi 22 octobre à 21h00, au Chat Noir à Paris.
La semaine dernière, j’ai enfin compris et accepté que ma seule envie tangible aujourd’hui, était de rester à Paris. Même si je sens bien que j’y ai passé plus de temps (11 ans déjà!) que j’y passerai encore; que j’ai de plus en plus envie de vivre les pieds dans l’herbe et au grand air; trop de choses ont bougé et bougent actuellement dans ma vie pour que j’y vois clair.
Il est encore trop tôt pour savoir où j’ai envie de poser mes valises en dehors de cette ville que je connais bien et que j’aime. Au final, c’est ici aujourd’hui que je me sens le mieux pour mon quotidien pour le moment. A moi de m’organiser pour la quitter régulièrement et aller faire le plein d’espace et d’air pur ailleurs !
J’ai réalisé aussi que pour mon équilibre, pour être libre de continuer à avancer comme je le veux dans ma vie, il fallait vraiment que je rachète quelque chose : redevenir locataire me mettait dans une trop grande insécurité. Alors sur Paris, cela voulait obligatoirement dire accepter de prendre un appartement moitié moins grand que l’ancien.
Une fois que tout cela a été clair dans ma tête…j’ai trouvé en deux jours!
Quand j’ai passé la porte de l’appart, j’ai tout de suite su que c’était le bon endroit. Comment? Parce que je m’y voyais, "tout simplement"! Parce que je l’ai aimé immédiatement, avec ses qualités et ses défauts. Parce que je suis ressortie avec un sourire accrochée de l’oreille droite à l’oreille gauche qui a tenu jusqu’au soir. Parce que j’ai bondi sur mon téléphone pour prévenir quelques proches. Parce que j’avais envie de danser dans la rue, d’embrasser les passants et de leur dire «eh, vous savez, j’emménage bientôt dans le quartier». Parce que j’ai dansé dans la salle de bain en rentrant (une première!), et que la joie me faisait presque suffoquer.
Cependant, ma main a tremblé au moment de signer le compromis de vente. A tel point que j’ai failli faire demi-tour. Je ne comprenais pas : je n’en étais pas à mon premier achat; j’avais, comme les autres fois, eu le coup de cœur; j’avais plané pendant 3 jours : autant de preuve que je n’avais pas «rêvé» ce coup de cœur. Alors, d’où sortait ce doute ?
Des peurs. La peur de sauter le pas. La peur de ne pas pouvoir faire face à des travaux éventuels car, contrairement aux autres fois, je ne suis plus salariée et je n’ai plus de rentrées d’argent régulières pour le moment. La peur de faire le mauvais choix et de me retrouver avec un appart à problème…
Et derrière tout ça, la peur d’accéder à la liberté et aux responsabilités qui vont avec. Cet appartement est mon passeport vers la vraie indépendance et la liberté à 100% de vivre mes envies et mes passions; et aussi celle de rentrer à 100% dans mes responsabilités d'adulte. Ca faut la trouille : plus de barrières et plus de prétextes pour se planquer, reporter, éviter… !
Heureusement, je suis bien entourée dans toutes mes aventures. Alors finalement, j’ai sauté...et mon parachute s'est ouvert (allez lire le super article de Tristan
à ce sujet, sur Coaching Autrement). Il m'a permis d'attérir en douceur et de retrouver
instantanément ma joie, mon enthousiasme. J’ai mis du temps à toucher terre cependant, planant jusqu'à l'un des cafés qui sera certainement un de mes futurs QG de moofer! Là j'ai su vraiment que je ne me trompais pas, que j'avais fait le choix qui me correspondait
aujourd'hui.
Et depuis, je rêve de l’aménagement de mon home sweet home, avec son étagère en forme d’arbre plantée un coin, son lit aménagé comme dans une cabine de bateau, et sa salle de bain qui ressemble à celle d’une caravane. Un appart qui déjà, me fait voyager et explorer de nouvelles contrées, avant même que j’y rentre. Ca promet!
Merci du fond du cœur à tous ceux qui m’ont soutenue quand j’ai pris la décision de vendre, sans me juger. Merci de m’avoir encouragée, conseillée, aidée, réconfortée jusqu'au dernier moment, pour que je négocie au mieux ce tournant important de ma vie.
A bientôt pour la crémaillère !