Vous devez être le changement que vous voulez voir dans ce monde
Gandhi
Vous devez être le changement que vous voulez voir dans ce monde
Gandhi
Ce matin, j’ai découvert que j’étais une moofer, comme 10% de la
population active française (source Fémina 496). Pas très joli ce mot, qui désigne un "mobile out of the office worker".
Tiens tiens, nous sommes donc pas mal à avoir cette habitude "bizarre" de sortir travailler dans un lieu extérieur sympa, avec un ordinateur sous le bras. Ca m'étonne pas en même temps : je vois de plus en plus de personnes, qui, comme moi, s'installent pour travailler dans un café chaleureux, un petit salon de thé accueillant voir un parc.
Si vous fonctionnez ainsi, vous êtes un moofer donc!
J’ai toujours adoré ça : les lieux publics m’inspirent et sont nécessaires à mon équilibre. Difficile voir impossible de rester chez moi plus de 24h sans voir personne.
Là, j’observe, j’écoute, je papote, je rencontre du monde. Mais je sais aussi m’enfermer dans ma bulle, cogiter et écrire.
Petit à petit, des liens se tissent dans les différents endroits et très vite, les personnes et le lieu deviennent "familiers". Je m'y sens à l'aise, j'ai mes habitudes. Le patron me laisse bosser 3 heures avec mon café; de mon côté je suis vigilante à laisser la place aux heures de pointe (déjeuner, apéro, diner…sauf si je prolonge la séance de travail par un apéro, ça arrive !).
Quand je voyage, je moofe pareil! Selon les endroits, les choix peuvent être plus restreints (notamment pour la connection Wifi), mais le bon spot se trouve quand même assez facilement. Et c'est un des moyens les plus rapide et facile de s'intégrer dans la vie courante et de rencontrer du monde!
Bref, une façon de travailler "autrement" qui me réjouit. Pour les salariés, ça marche aussi, à condition que l'entreprise permette le télétravail, comme pour
Christine dont j'ai trouvé l'article en surfant. Bon, en France, ce n'est pas encor
rentrer dans les moeurs. Mais les choses changent...
Une conversation toute récente m'a permis de me rémémorer cet article, archivé depuis des semaines dans mes brouillons...
En mai dernier, quand j'ai décidé de mettre ma maison en vente, je savais que dans le meilleur des cas, la vente se ferait sous 3 mois. Or, même si j'avais trouvé des missions et si j'avais des clients, je ne pouvais plus faire face à toutes les dépenses courantes et j'avais la trouille de ne pas pouvoir payer une échéance de prêt.
Alors je me suis décidée à aller voir mon banquier, pour le prévenir et voir ce qu'il pouvait faire. Franchement, j'étais dans mes petits souliers et pas très
fière. D'abors parce que j'ai toujours géré mes comptes avec un découvert autorisé utilisé plus ou moins largement tous les mois. Ensuite parce que j'avais peur qu'il me dise que j'aurais du être
plus prévoyante, que je ne savais pas gérer mes comptes, que j'aurais du réagir avant, patin couffin. Et puis mon banquier, je ne le connaissais pas.
Je suis arrivée avec tous les éléments qui prouvaient mes rentrées d'argent, la copie de mon contrat de travail de vendeuse pour l'été, et l'estimation faite par les agences pour mon appartement. Et j'ai attendu, anxieuse.
Et là, j'ai failli tomber de ma chaise...
"De combien avez vous besoin Mademoiselle, pour passer ce cap difficile de quelques mois?", m'a-t-il demandé avec un grand sourire.
Hein, quoi? Il veut me consentir un prêt et augmenté mon découvert autorisé alors que je suis dans le rouge avec des rentrées qui ne couvriront pas le découvert et encore moins le remboursement d'emprunt!?
Bref, en 30 minutes il avait tout organisé pour que je ne stresse plus et que je vive le plus sereinement possible les 6 prochains mois.
Je suis repartie légère, soulagée d'un point immense. Pendant toute la durée de la vente, je l'ai informé de l'avancée des démarches et des salaires et/ou honoraires qui allaient rentrer. Il m'a toujours rassuré, me disant "ne vous inquiétez pas, je fais passer vos chèques et vos prélèvements".
En août, quand tout a été réglé, je l'ai remercié de son aide. Et là, j'ai failli retombé de ma chaise...
"Je n'ai rien fait Mademoiselle, c'est vous qui avez fait tout le boulot. Et vous êtes une cliente sérieuse : vous n'avez jamais eu de problème avant et là, vous avez pris les devants en me prévenant. Ensuite, vous êtes ensuite débrouillée toute seule pour trouver des solutions".
Ah, je n'avais pas du tout mais alors pas du tout vu les choses sous cet angle...Ma culpabilité et ma honte se sont envolées comme par magie.
Et puis aussitôt derrière, j'ai pensé : les choses peuvent être aussi simples, finalement, quand on met ses peurs, ses
croyances et sa fierté de côté, qu'on ose dire et demander...Et on reçoit même alors, de sacrément beaux cadeaux.
J'ai eu, dans mon entourage, des personnes victimes de leur endettement trop lourd. Je ne sais pas quelles ont été leurs démarches à l'époque, mais j'avais la
conviction qu'une solution aurait pu être trouvée. Aujourd'hui, j'en ai la certitude.
J'ai retrouvé avec bonheur les murs blancs, les toits bleus, les églises, les paysages, les plages, l'eau chaude des Cyclades. Et la gastronomie grecque : j'adore leur cuisine.
Quelques jours au nord de l'ile, dans le joli port de Naoussa ; puis quelques jours à Parikia, la "capitale", pour sillonner le sud et découvrir Antiparos. Cette
fois-ci, j'y ai ajouté le plaisir de sillonner l'île au volant d'un scooter : le bonheur intégral, même si j'ai souvent du me cramponner pour ne pas m'envoler avec le meltémi, un vent qui souffle
fort sur l'ile en septembre.
Terribles les scooters grecs (enfin du moins ceux de mon loueur) : rétroviseur manquant, siège déchiré, compteur kilométrique et de vitesse HS, indicateur de clignotant HS itou. Ne faites pas la même bétise que moi : essayer le scooter avant de réserver et dans le doute, payer un jour de location pour voir, et non pas la totalité. Mais bon, 3 scooters plus tard, j'en avais enfin un correct, à l'exception des compteurs (la Grèce, pays du lâcher prise aussi!!!).
Je reviendrai vous parler plus longuement de ce séjour bientôt. En attendant, je vous laisse avec un diaporama haut en couleur, comme le pays.
Depuis que je l'ai entendue récemment à la radio, cette chanson me trotte dans la tête.
Elle me donne la pêche, me fait sourire au milieu de la grisaille parisienne, des bousculades dans la métro et des gens qui font la tronche!
Bon week end
Depuis le début du mois d'août, je suis nomade à Paris. Je suis très chanceuse dans cette aventure : j'ai d'abord commencé par posé mon sac dans des appartements
que des amis me prêtaient. Puis depuis quelques jours, je me sédentarise pour plusieurs semaines dans un appartement libre.
Ca m'a fait drôle, la première fois que j'ai enfilé mon sac à dos sans billet d'avion ou de train dans la poche, juste mon Pass Navigo pour le métro! D'habitude, quand je suis nomade, c'est que je voyage...
En même temps, je voyage. Dans Paris mais je voyage.
Chaque appartement oblige à s'habituer et s'adapter à un nouvel envrionnement. Trouver ses repères. C'est drôle, j'aime bien découvrir de nouveaux quartiers ou les voir avec les yeux d'un "habitant", et non plus ceux d'un visiteur. Besoin de faire des courses. Ben tiens c'est vrai ça, il est où le Franprix du coin? Envie d'un café. C'est où la terrasse sympa? Même les stations de métro arrivent (parfois) à me faire "rêver", c'est dire!
Etre nomade, ça oblige aussi à vivre avec le minimum : j'ai pas toute ma garde robe dans mon sac, et retrouver LE petit haut que j'adore dans mes cartons...ça va pas être possible. Je voyage léger, et le casse-tête de "comment je m'habille aujourd'hui", c'est pas trop le souci du moment.
J'apprends aussi à me passer de choses que je croyais absolument indispensable. Genre, la télévision ou l'internet illimité! Passés les 2 ou 3 premiers jours
d'acclimatation, c'est génial de voir tout le temps libre que cela me laisse; et les changements qui s'opèrent (je me couche plus tôt, je regarde des DVD, j'optimise le surfage sur le net ou la
préparation de mes articles...)
En même temps, c'est drôle un moment de bouger, mais au final c'est fatiguant. Et ne pas avoir son home sweet home ça travaille quand même du chapeau. Je ne sais pas encore où j'ai envie de me poser alors je tournicote : encore cette liberté que je ne sais pas apprivoiser. Mais je sens bien qu'il faut que je me motive et que je monte sur le pont : il n'y a qu'en visitant que je trouverai...
En tout cas, une chose est sure, j'ai belle et bien tourné la page. Quand je retourne dans mon ancien quartier, je n'ai pas de nostalgie. Et je ne le regarde plus avec des yeux énamourés comme les semaines qui ont précédées mon départ. One point!
En attendant, j'ai ressorti l'appareil photo, et je m'amuse à mitrailler Paris, au gré de mes périgrinations. Chausser mes lunettes de touriste à Paris, je le fais rarement et pourtant j'adore!