Vous devez être le changement que vous voulez voir dans ce monde
Gandhi
Vous devez être le changement que vous voulez voir dans ce monde
Gandhi
Ca m'est tombé dessus début août, un matin, alors que je commençais une semaine "light", avec juste 2 ou 3 rdv. L'appart était vendu, le déménagement fini, j'avais pleins de clés dans mon sac : aucune échéance urgentissime de ce côté non plus.
Et là, je suis restée assise sur le canapé, désorientée, incapable de prendre une décision. Le vide intersidéral.
J'ai alors pris conscience...que j'étais LIBRE. Et que je ne savais pas quoi faire de cette liberté toute neuve qui me sautait à la figure.
C'est quoi ça? Ca fout le trouille! Avoir la liberté de choisir, de faire ce que je veux, comme je veux, où je veux, avec qui je veux. Tenir le gouvernail de ma vie, et naviguer au milieu d'un champs des possibles infini...
Jamais je n'avais ressenti ça. J'avais pu avoir l'impression de liberté parfois, mais j'ai compris que ce n'était qu'une impression.
Jusqu'à présent, ma vie, mes années, mes mois, mes journées étaient complètement "tracées" : je planifiais, j'anticipais, je mettais de contraintes et des
obligations partout. Je blindais mon emploi du temps par peur du vide et parce que j'ai été élévée comme ça : jamais ne
rester à ne rien faire. Et puis j'avais ma maison à payer, le pivot central de ma vie. Celle qui me motivait à travailler; celle qui me servait de refuge et d'alibi.
Je suis petit à petit en train de comprendre et de voir combien me libérer du matériel et de ma maison trop lourde pour moi, a été un vrai détonateur. Je découvre
et j'apprivoise petit à petit toutes les répercussions, à commencer par la liberté et la légèreté que cela introduit dans ma vie.
Et je commence tout juste à décrypter et appliquer le mode d'emploi. Parce que comment ça s'apprivoise la liberté?! Je fais comment devant toutes ces possibilités, ces choix qui s'offrent à moi au quotidien?
Je suis mes ENVIES vraies, profondes. Pas celles que, pour pleins de raisons, j'ai pris l'habitude de "fabriquer" en fonction des autres. Mais les miennes, les vraies.
Et là, c'est une autre histoire qui commence...
De retour depuis une semaine, c'est comme si je n'avais pas fini d'attérrir. Après un printemps et un été denses, ces quelques jours dans une île superbe, m'ont
permis de souffler. Soleil, ciel et mer bleus, eau chaude, scooter pour sillonner les routes quasi désertes à mon rythme...tout était réuni.
Pendant ces quelques jours, des compréhensions importantes que j'ai essayé de mettre en application. Telles que vivre pleinement au présent, qui permet de laisser la place à la joie et la gratitude qui nourrissent, en lieu et place du pessimisme et de la rumination qui détruisent. Et me questionner aussi sur mes envies, mes vraies envies, que je ne me suis jamais autorisée à écouter, encore moins à vivre. Autant de pièces d'un puzzle qui s'assemblent, comme ça, mine que rien.
Je reviendrai vous en parler, doucement, quand j'aurai trouvé les mots justes.
Je vous laisse avec des photos de ciel, prises quelque part entre Athènes et Amsterdam, que je trouve hallucinantes. Des ponts et des routes suspendus dans le ciel,
le soleil qui brille sous les nuages... autant de beaux symboles.
Je suis restée scotchée à mon hublot pendant de longues minutes à admirer ce beau cadeau de la nature.


Bien vu Albert! (Einstein)
Youpi! Demain, je prends l'avion pour Athènes puis direction l'île de Paros, dans les Cyclades! Je m'offre ce break dans un archipel où je révais de retourner depuis longtemps. Sac à dos, toute seule, pour me reposer, digérer, faire le plein de soleil et d'énergie, écrire, et fêter la fin de cette période importante de ma vie.
Je vous laisse avec Madonna. Je suis fan et ses morceaux me donnent souvent une pêche d'enfer. Normal, elle a une pêche d'enfer cette femme!
HOLIDAY, c'est de circonstance et ça marche toujours super bien, presque 30 après! Pétard...30 ans...déjà!
Kalispera
If we took a holiday - Took some time to celebrate
Just one day out of life - It would be, it would be so nice
Everybody spread the word - We're gonna have a celebration
All across the world - In every nation
It's time for the good times
Forget about the bad times, oh yeah
One day to come together - To release the pressure
We need a holiday
You can turn this world around
And bring back all of those happy days
Put your troubles down - It's time to celebrate
Let love shine - And we will find
A way to come together - And make things better
We need a holiday
Holiday Celebrate
Come together in every nation
et une chose à la fois!
Telles pourraient être deux des leçons que je tire de mon été! J'avais déjà plus ou moins conscience que je pensais, disais ou faisais souvent 10 trucs en même temps, sautant continuellement du coq à l'âne. Au fil de l'été, je m'en suis de plus en plus rendue compte.
Tout comme je me suis rendue compte combien c'était fatiguant pour moi et pour les autres; et combien, souvent, je perdais un temps et une énergie considérables à faire, défaire, refaire, jongler avec les éléments...et l'emploi du temps.
Car de la même manière que je me disperse dans ma tête, je me disperse dans mon agenda. J'ai une forte tendance à le blinder, persuadée que tout tiendra : résultat,
je cours partout, je m'énerve, je m'excuse de mes retards plusieurs fois par jour, je déprogramme et reprogramme des rdv...
Hier, j'ai rigolé de me voir faire tellement c'était énormissime!
Je me suis réveillée, fatiguée à l'avance de mon emploi du temps de la journée. Et pour cause :
- 10h : médecin Paris 15ème
- 11h : dentiste Saint Maur -Créteil (94)
- 13h30 : Paris 3ème fin de déménagement plus récupérer le chèque d'un prestataire et déposer des clés
- 15h00 : visite appart Saint Denis (93)
- 16h00 : halte à Paris 18ème pour poser les sacs du déménagement
- 17h30 : visite appart Colombes (92)
- 19h30 : diner avec des potes...
Quand j'ai réalisé, j'ai pris mon téléphone et j'ai annulé dentiste, visite du 93, clés et chèque. Reportés à plus tard.
Deuxième effet kiss cool : j'ai passé un moment, dans le métro en allant chez le médecin, à penser à ce que j'avais à faire dans la journée, planifier, anticiper. Bref, un vrai conseil d'administration. Résultat : j'ai râté la station pour mon changement, puis je me suis plantée de station d'arrivée! J'ai poussé la porte du cabinet en sueur, en ronchonnant, avec 10 minutes de retard.
Et là je me suis dit : STOP! 10h10 du matin et je suis déjà énervée, embrouillée, en retard! C'est plus possible : il faut que je mette une conscience de tous les instants pour faire les choses une à une; en étant présente à ce que je fais, sans me parasiter la tête avec 9 autres choses.
Et j'ai enfin compris pourquoi j'avais été si marquée par l'anecdote d'un prof, qui nous avait parlé un jour de l'empan mnésique. Le fait que l'être humain ne peut pas porter son attention sur plus de 7 choses en même temps (et encore 7, c'est qu'il est fort). Dès lors, quand une 8ème chose arrive, il sature et/ou il en éjecte une pour faire de la place.
Ok, je crois que j'atteins trop souvent le seuil maximal de saturation de mon empan mnésique!