Vous devez être le changement que vous voulez voir dans ce monde

Ghandi

Mardi 8 décembre 2009 2 08 /12 /2009 20:18

Il y a peu, je discutais avec une personne dont l'emploi est menacé et qui se pose des questions sur son avenir professionnel depuis longtemps. La situation est lourde à vivre : incertitude,  ambiance de travail déplorable, Direction qui magouille à la vue de tous et qui fuit ses responsabilités, confrontation quotidienne aux problèmes de fonctionnement et aux départs, pression...

Comme c'est la crise, elle ne se sent pas de chercher et de partir pour un autre CDI. Au risque de ne pas voir sa période d'essai confirmée. Et donc de potentiellement se retrouver en situation précaire rapidement, car dans l'impossibilité de trouver autre chose. Du coup, elle continue à subir une situation qui la mine petit à petit, insidieusement. 

En même temps, je comprends tout à fait ses peurs. Je les ai vécues, revécues, re-revécues, en long en large et en travers! Quand je me sentais à l'étroit dans mes jobs, que j'avais envie de changer, mais qu'en même temps j'aurais voulu en profiter pour changer vraiment et créer mon activité...et que finalement je reprenais un CDI, par sécurité.

Parce que avoir la sécurité de l'emploi, c'est le plus important. J'entends ça depuis toute petite. De qui? De ma famille d'abord, à 90% fonctionnaire (qui a oublié d'ailleurs, que les générations d'avant, une partie était artisan et commerçant...rigolo!) et 10% travaillant dans de grandes entreprises au sein desquels on faisait carrière sans se poser de questions. 

De notre société ensuite, focalisée et construite sur la sécurité de l'emploi. Elle est partout : dans la vie courante (louer ou acheter un appartement par exemple), dans l'appréciation de la solidité d'un parcours professionnel (il a changé trop souvent d'entreprise celui là, il est pas fiable!), dans les difficultés inhérentes au parcours et à la vie de créateur d'entreprise...

Avec le recul,  je me rends compte combien cet attachement très français au CDI et au délà de ça, à la sécurité de l'emploi, est sclérosant. 

Pour moi d'abord, parcequ'en m'enracinant dans un ron-ron pseudo rassurant, le CDI
- a endormi mes envies, mes besoins, mes évolutions;
- m'a fait perdre confiance en mes capacités et mes compétences;
- m'a fait devenir frileuse et peureuse, perdre mon esprit d'initiative;
- a rendu difficile la prise de recul et la remise en question; 
- m'a finalement privé de ma liberté (paradoxal!) et de ma créativité

Pour l'économie au sens large ensuite. Parce que les besoins sont toujours là, quelques soient les circonstances, même pendant la criiiiiiiiiiiise! Sauf qu'ils évoluent tout le temps et que nous restons sur des vieux schémas organisationnels et de vieux référentiels pour essayer de les satisfaire.  

Et c'est là que ça coince : le sacro-saint outil CDI n'est plus adapté, mais il nous a anesthésié.

D'autant que la sécurité que le CDI offre est toute relative. Je m'en suis rendue compte lors du plan social. Personnellement, j'avais commencé depuis quelques mois à vraiment réfléchir à un "après", et je commençais à percevoir le départ de mon entreprise comme une vraie chance, non une catastrophe. Mais pour certaines personnes que j'ai accompagné à l'époque, c'était beaucoup plus difficile : leur monde s'écroulait, les peurs accouraient et ils ne voyaient pas comment rebondir. 

Aujourd'hui, je comprends que cette "sécurité" viendra du fait que j'écoute, je suis, et je mets en oeuvre, mes envies en suivant mes valeurs. Sans hésiter à aller explorer de nouvelles pistes ou changer de voie quand une ne me convient pas ou plus.

Alors je vais peut être cumuler plusieurs casquettes : auto-entrepreneur, portage salarial, intérim, CDD. Statuts qui évolueront au fil du temps...Peu importe. Ils me donneront la souplesse et la liberté dont j'ai besoin pour vivre de mes envies. Ce qui fais que je vais toujours retombée sur mes pieds. J'en ai la certitude.

Parce que désormais  je suis sur le chemin de devenir acteur de ma sécurité, et non plus dans l'attente qu'un tiers me l'assure.

Par Thalie - Publié dans : Mon nouveau chemin - Communauté : Les RH Autrement
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Lundi 7 décembre 2009 1 07 /12 /2009 08:20

Ca me met une pêche d'enfer cette vidéo. Bon, c'est du grand show à l'américaine mais qu'importe : de l'énergie en barre, qui ne peut que donner la banane et l'envie de bouger.

Mais pourquoi je me mets pas à la danse, moi qui en rêve et le dit depuis des années, sans oser sauter le pas...

Bon lundi, bonne semaine

Par Thalie - Publié dans : Les p'tits bonheurs du quotidien - Communauté : Agent du bonheur
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Samedi 5 décembre 2009 6 05 /12 /2009 09:00

Il y a quelques mois, j'ai écris sur l'action, qui seule permet de vivre et concrétiser les choses. Depuis, je l'ai beaucoup vécue et expérimentée : cela m'a permis de passer une année 2009 hyper dense et riche, et de poser de belles et importantes choses dans ma vie. Et l'année n'est pas finie!

Mais l'action a une autre conséquence : celle de créer une dynamique. C'est l'action qui fait que le mouvement se crée et que se faisant, il met en route une dynamique que plus rien n'arrête...du moment que ce mouvement se met en place sur la base d'envies vraies, personnelles, posées et justes.

"La Vie est un mouvement de va et vient comme un vague. Quand on refuse le mouvement par la passivité ou la peur de l'action, on se coupe de la Vie, de sa Vie".
Abécédaire de Marie-Lore

Je l'ai expérimenté cela aussi. Pendant des années la peur d'agir m'a fait me couper et occulter ce qui était important pour moi; dans mes valeurs, mes besoins et mes envies. J'ai accepté certaines situations, lissé pour ne pas "que ça pète", entretenu des liens "envers et contre tout", contenu et anesthésié une partie de ma personnalité... 

Au final, je ronronnais dans une vie pépère qui ne me déplaisait pas mais ne me convenait pas non plus. Avec par ci par là, des petits moments qui correspondaient à mes aspirations profondes, et qui me donnaient la bouffe d'oxygène nécessaire pour repartir et continuer selon le "modèle" en place.

Ce  temps là est fini : même si je le voulais, aujourd'hui je ne peux plus. Cela n'empêche pas les peurs, mais aujourd'hui l'envie de les dépasser est plus forte.

Par Thalie - Publié dans : Mon nouveau chemin - Communauté : MON CHEMIN POUR ALLER MIEUX
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Jeudi 3 décembre 2009 4 03 /12 /2009 11:00

Lors de mon séjour en Nouvelle Calédonie  j'ai rencontré plusieurs personnes qui avaient tout plaqué en métropole pour venir vivre autre chose, dans cette ile du bout du monde. Beaucoup avaient un point commun : envie de changer de vie, de vivre autre chose, autrement.

Certains avaient réfléchi en amont à ce qui les poussaient à partir. Ils étaient arrivés avec l'envie de faire bouger et avancer les choses personnellement et professionnellement.

Comme ce jeune homme  venu s'installer là après avoir réalisé que tout ce sur quoi il bâtissait  sa vie, à savoir le mariage et une maison, n'était pas son envie profonde. Que ce qu'il  voulait, c'était voyager, quitter un environnement familial et amical qui lui pesait, et changer un métier dont il se lassait déjà, à moins de 30 ans. Il était carrossier, c'est ce qui lui avait permis de décrocher, depuis la métropole, un emploi sur l'île. Maintenant qu'il avait pris ses marques, il commençait à voir clairement des opportunités d'expérimenter de nouvelles activités se dessiner.

D'autres étaient arrivés "la fleur au fusil", en se disant qu'au soleil, entourés de paysages et de lagons magnifiques, la vie serait forcément plus belle et qu'alors, tout irait mieux. Beaucoup de ces personnes avaient foncé tête baissée suite à 
ce reportage diffusé par Capital, il y a une dizaine de mois : le miracle calédonien, l'île du plein emploi...Ils débarquaient à l'Auberge de Jeunesse de Nouméa, avec un simple billet aller et au mieux, des économies pour tenir un mois ou deux.

Or, il leur suffisait de quelques jours pour se rendre compte que
1°) la vie sur l'Ile n'était pas aussi paradisiaque que le reportage voulait le laisser penser;
2°) le plein emploi était virtuel et mis à part certains domaines très particuliers, il n'était pas plus évident de décrocher un job ici, qu'en métropole;
3°) la vie d'îlien est très particulière, d'autant plus sur un archipel à plus de 2 heures d'avion de l'Australie, une autre île elle même à plusieurs heures de vol d'un "vrai" continent.

Au final, ils traînaient à l'Auberge, déçus et perdus, ne sachant plus ni quoi ni comment faire. Ils pensaient changer de vie rapidement et facilement, mais la réalité était autre. Et ils restaient avec leur envie de changement, sans plus savoir où ni vers qui se tourner.

Alors oui, changer d'air est primordial pour se poser, se reposer, se couper de ses repères, prendre du recul, expérimenter ses envies. Mais cela ne suffit pas.

Car changer de vie reste un travail de fond : si on ne se pose pas les questions de ce qu'on a envie de changer, pourquoi, et comment on peut faire, alors on change en surface, simplement. On se donne l'illusion de changer et  ça tient quelques mois, quelques années. Et puis les questions reviennent...et ça recommence...

Par Thalie - Publié dans : Relations & Ressources Humaines - Communauté : Les RH Autrement
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Mardi 1 décembre 2009 2 01 /12 /2009 14:30

Vous connaissez le Bureau d'Ambroise?

L'idée : mettre en relation des entreprises qui disposent d'un poste de travail libre, et des entrepreneurs qui se lancent et qui n'ont pas encore de local. Moyennant une participation, ces entrepreneurs sont accueillis pendant 3 à 6 mois dans l'entreprise et peuvent se consacrer pleinement au développement de leur activité.

Qui est derrière cette géniale initiative? Michel & Augustin, les Trublions du goût comme ils s'appellent eux même, rois des petits gâteaux et des vaches à boire (entre autre). 

J'adore ce qu'ils font. Définitivement, des entrepreneurs pas comme les autres.

Par Thalie - Publié dans : Ma petite entreprise - Communauté : Les RH Autrement
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Présentation

  • : Vous faites quoi dans la vie?
  • Vous faites quoi dans la vie?
  • : J'ai décidé il y a quelque temps, d'aller chercher des réponses aux questions que je me posais du genre : j'en ai marre de mon travail mais je ne sais pas quoi faire d'autre; je gagne très bien ma vie et après...elle n'est pas remplie comme je le souhaiterais. Oui mais je veux faire quoi dans ma vie, de ma vie??? J'ai pris ce chemin sans vraiment savoir où il me menerait. Jamais je ne le regrette. Bien au contraire...C'EST QUE DU BONHEUR

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