Un ami, la veille de mon départ, m’a offert "L’homme qui plantait des arbres" de Jean Giono, un livre pour
enfant mais que les adultes devraient prendre le temps de lire ou de relire (ou de regarder les deux vidéos en bas de l'article, histoire racontée par Philippe Noiret).
L’histoire d’un berger qui passe sa vie à planter des arbres dans des terres asséchées, où les villages sont
morts et où leurs quelques habitants ruminent rancœur et désespoir. Petit à petit, à force d’abnégation et de persévérance, le berger réussit à constituer une grande forêt et les répercussions
sur la vie de la région se font sentir en parallèle. Tant est si bien qu’au fil des années, les paysages se transforment et la vie reprend.
Plusieurs idées dans ce livre ont très fortement fait écho chez moi, et mon voyage m'a permis d'en prendre encore plus conscience :
- Avoir un sens, donner un sens à sa vie, c’est avant tout œuvrer pour les autres, pour la communauté, dans les domaines qui nous correspondent. Mais c'est
oeuvrer simplement, sans bruit, sans être guidé par le besoin de reconnaissance ou la soif de succès et de notoriété;
- Tout est liée et tout entraine le tout : l'être humain, la nature, les animaux. Nous avons besoin de cet équilibre, l'homme ne peut pas vivre
sereinement sans. Longtemps il l'a cru, il a cru qu'il pourrait maîtriser son environnement voir le remplacer. Mais chaque chose et chaque personne a une place et contribue à
un tout.
Et la création s’opère en chaine : Il se crée une dynamique qui roule toute seule, sans forcer. Mais sans forcer, en acceptant de
laisser le temps au temps;
- Les actions n’ont pas besoin d’être compliquées. Ecoutons et regardons autour de nous,
retrouvons notre bon sens et faisons confiance à notre intuition qui est un très bon guide oublié. La simplicité est la base;
- Avoir la foi et la générosité. Même dans l'adversité, quand les soutiens sont
rares ou inexistants et que l'on a l'impression d'être seul contre tous. Même dans le désespoir, quand les choses ne fonctionnent pas comme on l'espérait.
En quittant Ubud, j'ai fait cadeau de ce livre à Nyoman, le serveur du RENDEZ VOUS DOUX, qui
apprend le français et ne perd pas une occasion de pratiquer notre langue. Une autre manière de faire du Book Crossing .
Et je pense qu'il lui plaira : il fait bien écho à cet art de vivre balinais si particulier.
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"Qu'est-ce que je veux faire de ma vie?" J'avance peu à peu dans ce questionnement. D'où ce blog pour partager découvertes, joies, dépassements, évolutions, rencontres qui jalonnent ce chemin.