Vous devez être le changement que vous voulez voir dans ce monde
Ghandi
Vous devez être le changement que vous voulez voir dans ce monde
Ghandi
J'adore feuilleté un magazine qui s'appelle NEWSY. Surtout les chroniques de Pierre Blanc-Sahnoun que j'ai souvent (pas toujours) trouvé hyper pertinentes et
drôles, malgré les sujets qui faisaient douloureusement écho chez moi, dans mon job et dans ma boite.
Celle-ci, sur les Nouveaux petits chefs, avait beaucoup circulé à l'époque dans l'entreprise où je
travaillais. Disons qu'elle reflétait malheureusement à la virgule près, l'attitude d'un bataillon de petits chefs qui, depuis peu, étaient censés tenir la barre du navire. Tout, absolument tout
:
- la formation en management qui ne change que la forme, pas le fond;
- la réunionite aigüe qui sert simplement à entretenir l'illusion d'un management participatif;
- le pianotage intensif sur Blackberry pendant lesdites réunions, preuve s'il en est de l'importance de celles-ci et du respect et de l'attention que le Petit Chef témoigne au travail
et à l'investissement des autres;
- la tyrannie du Powerpoint, passage obligé si l'on veut participer à lesdites réunions...sans pour autant que quiconque y prête attention;
- la responsabilisation descendante : si mon supérieur se plante, c'est parce que je n'aurai pas fait le nécessaire;
- l'équipe dont le Petit Chef se moque comme de sa première chemise, omnubilé par son ascension
J'ai retrouvé cette chronique en triant des papiers....Elle est, malheureusement, toujours d'actualité. Je suis partie à temps...
Mais aujourd'hui, j'éprouve énormément de reconnaissance envers ces petits chefs, dont un en particulier. C'est grâce à lui que j'ai vraiment pris conscience qu'il m'était impossible
de continuer dans ces conditions; que j'ai été contrainte non seulement de partir, mais aussi de prendre le temps de me poser pour digérer et soigner la machine; que je me suis
réellement tourner vers des accompagnants pour m'aider à prendre un autre chemin, dégoûtée du monde de l'entreprise et de mon métier tel qu'on me demandait de l'exercer.
Pour tout cela, et sans ironie aucune, je lui suis reconnaissante. Parce que si je n'avais pas croisé son chemin, peut être (certainement je crois même) que j'y serai toujours, là ou dans une
autre entreprise. Et que se faisant, j'aurais encore différer, voir râter une bien belle aventure...une grande partie de ma vie tout simplement.
Dessin Gabs