Dimanche 20 septembre 2009
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15:00
A Bali, cette fois-ci plus encore que pendant
mon périple, je me suis rendue compte combien nous vivions en symbiose
avec la nature. Combien, dès qu'on se montrait attentif, elle nous envoyait des messages clairs, en reflet ou en réponse à nos humeurs, nos joies, nos peines, nos questionnements, nos
peurs...C'est certainement accru à Bali, tant la nature est omniprésente, tant les habitants vivent en totale harmonie et en rythme avec les éléments, qui font partie intégrantes de leurs
vies.
Ce séjour a été important et remuant pour moi, à plus d'un titre. Par ce qu'il m'a amèné à poser professionnellement bien sur. Mais aussi par les joies qu'il m'a procuré et les peurs auxquelles
je me suis trouvée confrontées de manière plus forte qu'à l'habitude. Parce qu'il s'agissait aussi d'un séjour où il me fallait accepter de grandir, de prendre ma place et ma responsabilité
d'adulte.
Alors, je suis passée par différentes phases : très souvent "up", rarement "down" heureusement. En même temps, quand j'ai été "down", je n'ai pas fait semblant! Et c'était drôle de constater
combien la nature s'est calée exactement sur ça ! La pluie, reflet de mes ruminations et de mon besoin d'évacuer; le soleil, pour illuminer et donner enthousiasme et force. L’escargot sans sa
coquille, venu se planquer, un soir de grosse pluie, sous la poignée d'accélérateur de mon scooter...!
En plus d'être un formidable révélateur, la nature est un puissant anti-dépresseur. Pour peu qu'on prenne juste le temps de l'apprécier et d'apprécier le moment, elle nous aide à chasser les
idées noires, faire le plein d'énergie, retrouver le sourire.
Pendant mon voyage, j'ai lu "Toute la beauté du monde", le livre de Marc Esposito dont il a tiré
ce film que j'adore,
qui a Bali pour cadre. Et je suis tombée sur ce passage :
"Elle (Tina) sortait de 5 jours d'enfermement, son plaisir d'être dehors était éclatant. Depuis trois heures, le ciel, le soleil et la mer lui avaient fait un festival, pour lui montrer
tout ce qu'elle manquait en restant dans sa chambre les volets clos, pour lui rappeler à quel point tout son être revivait quand la magnificence de la nature et des éléments l'irradiait de ses
ondes bienfaisantes.
Après sa rechute dans la déprime, elle avait la confirmation que, de tous les remèdes dont elle s'était privée d'un seul coup, les seuls opérants étaient le vent dans ses cheveux, la chaleur du
soleil sur ses bras, la pluie sur son visage, la fraîcheur de l'océan, les branches des palmiers qui s'agitaient, la lumière du crépuscule qui se pailletait d'étoiles" (p: 135 - colection
Livre de Poche)