Vous devez être le changement que vous voulez voir dans ce monde
Ghandi
Vous devez être le changement que vous voulez voir dans ce monde
Ghandi
En juin 2007, je me suis fait une belle entorse du genou, le plus bêtement du monde (comme souvent) en glissant dans un couloir du métro sur...rien! Même
pas une peau de banane!
Il faut dire que tout allait bien au bureau : j'étais en pleine gestion d'un plan social, je ne supportais plus mes supérieurs avec qui je me "bagarrais" depuis plusieurs mois...et j'étais en
train de finaliser mon licenciement dans des conditions un peu houleuses...Je ne vois pas du tout où il y avait un lézard, mais alors pas du tout!
Bref, quand c'est arrivé je me suis dit "c'est rien". Sauf que le lendemain matin, mon genou avait doublé de volume et je n'arrivais pas à
me lever. Mais ça ne m'est même pas venue à l'idée de ne pas aller travailler! Résultat, après avoir mis plus du double du temps normal pour aller au bureau (mais c'est bon, une fois que
c'est chaud, ça fait moins mal, c'est bien connu!), j'ai du foncer à l'hôpital dans la matinée. Arrêt de travail d'une semaine, rapidement écourté : je suis retournée travailler
deux jours après (j'avais quand même négocié le taxi avec mon boss). Résultat j'ai traîné mon entorse pendant des mois...
Et si je n'avais pas cessé mon boulot quelques mois plus tard, je ne sais pas ce que j'aurais pu déclencher d'autre...
Cette histoire n'a rien d'exceptionnelle : nous sommes nombreux à fonctionner ou avoir fonctionner ainsi. Mais aujourd'hui que je suis plus posée, que j'ai pris du recul, et que j'ai appris
à m'écouter, je me dis :
Mais pourquoi je n'ai pas écouté mon corps qui me disait "Stop, temps mort, ça suffit, je sature! J'appuie sur "Pause" pour toi puisque tu ne t'écoutes ni te t'entends?"
Comment parvenons nous à aller au delà de ce qui est supportable, à endurer une situation qui n'est pas tolérable et que nous n'avons pas à accepter ni subir? Même quand notre corps
nous envoit des messages plus ou moins graves qui n'ont rien de subliminaux.
Je crois avoir identifié quelques "coupables" : ma bonne vieille copine la culpabilité; le "sens du devoir" qu'on m'a
mis dans la tête depuis toute petite; le fait que je me gérais et que je gérais ma vie 100% dans le mental (une tête sans corps...)...
Aujourd'hui, je ne suis plus capable de forcer la machine ainsi. Enfin plus autant...parce que je ne suis pas complètement complètement guérie!
Mais la grande différence c'est que maintenant j'entends plus mon corps que ma tête et que même si elle fait de la résistance et qu'elle essaie de me reconnecter à mes vieux schémas, il y a un
moment où je prends conscience plus rapidement de l'impérieuse nécessité d'arrêter de tirer sur la corde!