Vous devez être le changement que vous voulez voir dans ce monde

Gandhi

Relations & Ressources Humaines

Mercredi 18 janvier 2012 3 18 /01 /Jan /2012 08:26

Pendant ma retraite normande, j'ai poussé la porte d'un superbe atelier-boutique, décidée à vivre une de mes envies : prendre des cours de sculpture. J'ai toujours été fascinée par les personnes qui savent dessiner, peindre et sculpter : j'aurais adoré avoir ces talents!

Quatre cours et quelques cafés plus tard, je ramenais chez moi ce petit buste. Un "miracle" sorti d'un cube de terre glaise grâce à l'aide de Florence, la jeune femme qui a ouvert tout récemment cet espace et dont j'espère pouvoir vous en parler bientôt.

Plus que la scupture en elle-même, ce dont je suis fière s'est d'avoir enfin osé le faire.

Picnik collage-copie-14Mais c'était sans compter sur un autre effet kiss cool!

Outre le plaisir que j'ai eu à découvrir cet art, à partager des moments conviviaux, et à réaliser une oeuvre aussi modeste soit-elle, cette expérience m'a fait prendre conscience de pleins de choses. J'ai réalisé :

- qu'au travers du tricot, de la broderie, du crochet, je crée depuis des années. Je n'avais jamais mis la notion de création derrière ces différentes réalisations mais pourtant, il s'agit bien de ça : choisir ou inventer un modèle, sélectionner les laines et les cotons,  trouver les boutons et les doublures; le tout pour parvenir à un objet unique;

- que j'avais une vraie passion pour les travaux d'aiguilles enseignés par ma grand-mère, et la customisation de meubles ou de vêtements découverte sur le tas toute seule. Jusqu'à présent, je voyais cela au mieux comme un passe-temps qui me détendait mais qui pouvait aussi s'apparenter à une fuite (je brode au lieu de bosser par exemple!); au pire une activité ringarde que je perpétuais par une espèce de "fidélité familiale".

- que toutes ces activités étaient nécessaires et indispensables à mon équilibre parce qu'elles me permettent de décompresser, de me vider la tête...et d'avoir la joie de créer puis celle de faire plaisir à quelqu'un;

- qu'elles pourraient, tout naturellement, occuper une vraie place dans ma vie professionnelle. Voir mes réalisations comme des créations m'a permis de valoriser ces activités. Jusqu'à me demander, même, ce que je pourrais en faire : organiser des goûter tricots, créer et vendre des vêtements customisés et des pochettes en crochet... Je ne l'avais jamais envisagé vraiment, en tout cas pas de cette façon. Mais aujourd'hui, sincèrement, j'y pense fortement. Et je me dis : pourquoi pas après tout. Qu'est-ce qui m'en empêcherait? Moi, c'est tout...! Et ce n'est pas incompatible avec mon activité d'accompagnement et ses déclinaisons. Bien au contraire. Etre accompagnant implique des responsabilités importantes et j'ai compris que je ne pouvais pas l'exercer 100% de mon temps; que j'avais besoin, en parallèle, d'activités plus légères et ludiques.  

Du coup, aujourd'hui, je comprends mieux ce "melting-pot" dans mon blog. Pour les voyages, j'avais compris depuis quelques temps que c'est une passion qui deviendra un jour une vraie activité. Mais pour le tricot and co, parfois je me disais que ce n'était pas très cohérent, que je mettais un peu tout et n'importe quoi dans ces pages. Je suis contente d'avoir enfin trouvé le fil conducteur, celui qui relie les éléments en un tout cohérent.


Par Thalie - Publié dans : Relations & Ressources Humaines - Communauté : MADE WITH ♥
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Vendredi 8 juillet 2011 5 08 /07 /Juil /2011 11:19

J'ai bien ri de me voir faire au cours de ce fameux mois de juin! Chassez les mauvaises habitudes, elles reviennent illico dès que l'occasion se présente!

J'ai commencé par devenir aphone. Embêtant pour un boulot d'enquêteuse téléphonique! Le seul truc qui pouvait m'empêcher d'aller bosser sans même avoir à tergiverser. Et ben non : à 15h00 (alors que je commençais à 16h), je cherchais encore une solution. Je me disais "ce n'est pas si grave. Je vais y aller, faire mon maximum et  ça passera bien". En m'entendant penser et en me voyant faire...ça m'a rappelé des souvenirs!

Du genre quand j'ai repris le boulot deux jours après une grosse entorse du genou. C'était il y a 4 ans presque jour pour jour. Mes derniers mois dans mon ancienne boite, à gérer un plan social et mon départ en même temps. En lutte avec mon boss au quotidien depuis des mois. Le matin qui a suivi mon entorse, j'ai pleuré pendant une heure pour me trainer hors de mon lit tellement j'avais mal. Mais une fois debout, c'était supportable. Alors j'ai pris le bus, je suis allée bosser. Puis finalement, n'y tenant plus, j'ai pris un taxi en début de journée, direction l'hôpital. 8 jours d'arrêt minimum Mademoiselle. Au calme, sans bouger! Oki doki, cause toujours beau merle! Deux jours après j'étais de retour, toute fière d'avoir négocié avec ma boite la prise en charge du taxi aller et retour pour pourvoir venir bosser. Résultat, j'ai mis preque deux ans à soigner cette entorse et à ne plus avoir mal au genou. Et encore, je sais qu'elle s'est bien reparée parce que j'ai arrêté mon travail 4 mois après et que j'ai commencé à prendre le temps de m'occuper de moi...

Bref, je reviens à aujourd'hui et ma voix qui s'était fait la malle. Quans la responsable a décroché le téléphone, elle a tout de suite "entendu" que je ne pouvais pas bosser. Même pas à discuter! J'ai raccroché, soulagée mais culpabilisant quand même encore. Et là, j'ai réalisé qu'une nouvelle fois, j'étais prête à forcer la machine et à aller bosser coûte que coûte.

Sauf que mon corps, ce grand malin que j'apprends de plus en plus à respecter et à écouter, connaissant la capacité de ma tête à le squizzer, m'a collé une bonne extinction de voix d'emblée. Pour plus que je discute et que je deal des trucs nuls avec moi même!

Mais comme j'avais pas encore bien bien compris, mes acouphènes sont revenus en force. Je les aime vraiment beaucoup ceux là : mon baromètre interne qui se met en route en cas de surdosage et de risque d'explosion. Que je le veuille ou non, quand ils sont là, je suis obligée de me poser et de me reposer. Pour ne pas devenir cinglée. La pression retombe alors assez vite, et ils repartent comme ils sont venus.

Tout ça pour dire qu'une nouvelle fois, j'ai expérimenté ce que c'est que de pousser le bouchon et de forcer la machine. Je suis ravie de ne plus pouvoir aller aussi loin qu'avant. Tout ceci me rapproche de l'équilibre que je recherche, aujourd'hui, dans ma vie.

 

 

Par Thalie - Publié dans : Relations & Ressources Humaines - Communauté : Les RH Autrement
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Vendredi 13 août 2010 5 13 /08 /Août /2010 15:24

Comme le "hasard" est drôle.

Au moment où les athlètes de la Fédération d'Athlétisme (FFA) faisaient la Une des journaux après leurs exploits aux Championnats d'Europe, la Fédération Française de Foot (FFF) auditionnait les joueurs, dans le but de trouver et de sanctionner les initiateurs de la grève de l'entrainement durant le Mondial.

La FFF n'était pas sortie grandie de l'épisode "on se qualifie avec la main". Mais là, elle atteint le fond du fond du pathétique et du grand n'importe quoi.

Quand j'ai vu la grève des joueurs, ma première réfléxion a été "cela doit aller bien mal dans l'équipe, et depuis un moment, pour qu'ils en arrivent à une telle extrémité. Aller bien mal entre eux, aller bien mal avec leur encadrement".

Parce que oui, les joueurs sont extrêmement bien payés; oui ils représentent la France; oui ce n'est pas une attitude professionnelle; oui, certains ont pu avoir des propos déplacés inadmissibles; oui, certains ont un ego surdimensionné. Certes.

Mais peut-on penser un seul instant qu'ils aient planté cette coupe du Monde sciemment, l'un des RDV sportifs majeurs de leur carrière? Non, je ne le crois pas une seule seconde. N'auraient-ils pas aimé que les choses se passent autrement? Si, très certainement si.

Mais quand l'ambiance est déplorable, le dialogue inexistant, les injustices nombreuses, la stratégie et la cohésion de groupe aux abonnés absentes; qu'on ne sait plus comment se faire entendre; que la coupe est tellement pleine qu'elle menace à tout moment de déborder...et bien on (ré)agit comme on peut. Ce qui n'engendre pas toujours des comportements adultes et responsables, ça c'est certain. 

Et puis généralement, on n'est pas seul dans l'histoire : les responsabilités sont partagées,. Sauf que la co-responsabilité joueurs/dirigeants, je ne la vois guère en ce moment, dans le procès à décharge qui se déroule depuis des semaines contre les joueurs. "Oublié" ou furtivement évoqué, le rôle de  l'encadrement. De Raymond Domenech, manager de l'équipe, mais aussi du Président de la FFF, manager du manager. 

Le premier n'était visiblement pas à sa place, ce depuis des années. Les résultats du sélectionneur depuis sa prise de fonction, son comportement et ses déclarations vis à vis des entraineurs, des journalistes, parlent d'eux même. Le second, l'a maintenu envers et contre tout dans ses fonctions, lui apportant un soutien sans faille jusqu'au dernier moment, même après un Euro 2008 catastrophique.

Or, on aura beau mettre les meilleurs joueurs du monde ensemble, si personne n'est là pour créer l'esprit d'équipe, gérer et encadrer cette équipe au quotidien...cela ne peut pas fonctionner.

L'interview de Patrice Evra est très intéressante : elle remet les pendule à l'heure. Un Capitaine de l'Equipe de France qui parle sincèrement de ce qui c'est passé, en reconnaissant sa part de responsabilité, et en remettant chacun fasse aux siennes.

En paralèlle, les résultats de la FFA mettent en lumière une  manière différente de manager les hommes, notamment par les échanges et le partage entre entraineurs, joueurs, toutes générations confondues; le décloisonnement entre les spécialités; la remise en question des organisations et des hommes. Pour en savoir plus, c'est par par ICI.

Deux Fédérations, deux visions radicalement différentes de la gestion des hommes. Deux Fédérations, des résultats à l'opposé : de l'exploit, à la chute libre.

Picnik-collage-copie-7.jpg Crédit photo Le Figaro

Par Thalie - Publié dans : Relations & Ressources Humaines - Communauté : Tout change
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Mercredi 28 juillet 2010 3 28 /07 /Juil /2010 11:10

- on peut rien faire!

- tu vas pas la ramener, laisse tout ça tranquille. On change rien pis c'est tout!

- ton action ne te mènera nul part, ils ne changeront rien de toute façon.

L'un ou l'autre ou tous à la fois, c'est selon. 

Deux personnes dans mon entourage, vivent cela actuellement, dans leur boulot. Elles ont toutes les deux décidés de ne plus accepter un fonctionnement qui n'est pas juste et qui leur porte préjudice :

- l'une refuse une décision de mutation de son employeur, qui l'obligerait à s'installer, au 1er septembre, à plus de 130 kms du domicile familial Son conjoint, fonctionnaire, n'a pas obtenu de mutation  et ne peut le suivre compte tenu de ses propres impératifs professionnels.

Oui mais voilà, dans la grande distribution, ça a toujours fonctionné comme ça : l'obligation de mobilité est une clause du contrat de travail, et donc il faut muter sans discuter.

Cette personne a dit non en motivant son refus : accepter la mettrait elle et sa famille, en difficulté, alors même que cette mutation n'est en rien motivée par l'employeur. Elle est allée voir l'inspection du travail qui lui a confirmé qu'elle pouvait refuser, au regard des perturbations que cela entrainerait sur sa vie personnelle.

En face, son employeur maintient sa position et joue la montre, espérant qu'elle finira par céder. Parce qu'accepter de revenir sur cette décision de mutation, ou même accepter de discuter avec elle pour envisager une autre solution, ce serait ouvrir une brêche dans un des piliers d'un  système bien rôdé qui les arrange beaucoup.

En attendant, cette personne vient de se positionner fermement : elle les a informés qu'elle continuerait à assumer son poste actuel et se présenterait donc à son lieu habituel de travail le 1er septembre;

- l'autre a décidé de ne plus avancer personnellement, les frais de déplacement et d'hébergement pour participer aux formations internes.  Frais qui, d'expérience, mettront plusieurs semaines à lui être remboursés. Elle a informé son employeur que sans prise en charge préalable, elle ne se rendrait pas à sa formation.

Dans les deux cas, ils ont été confrontés au fameux "ça s'est toujours passé comme ça alors...". Ce qui a pu les amener à douter de la justesse de leur démarche et à culpabiliser.En plus d'affronter l'incompréhension, le jugement voir la colère des leurs interlocuteurs.

Certains ont aussi dit : "je n'avais même pas pensé que cela pouvait se passer autrement". C'est malheureusement normal, quand on est complètement immergé dans un système. Il faut vraiment un oeil extérieur ou une énorme goutte d'eau qui fait déborder le vase, pour qu'on regarde la situation autrement.

Ce n'est pas facile tous les jours  pour ces deux personnes, mais elles ont décidé d'aller au bout. Chapeau. Alors elles ont posé leur cadre par écrit : maintenant, la balle est dans le camp de leurs employeurs respectifs qui ne peuvent plus biaiser  ou feindre d'ignorer. Ils ont  désormais "simplement", à prendre leurs responsabilités : dialoguer et trouver une solution qui conviennent à tout le monde, en acceptant de remettre en question leurs structures...

Par Thalie - Publié dans : Relations & Ressources Humaines - Communauté : Tout change
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Samedi 3 avril 2010 6 03 /04 /Avr /2010 10:29

A la suite notamment de cet article de Marie-Lore, je me suis rendue compte d'une chose qui prend bien de la place dans ma tête : le fait de toujours poser une attente derrière le travail que j'effectue.

Jusqu'ici, je n'arrivais pas à me satisfaire "simplement" d'avoir fait mon travail, consciencieusement et du mieux que je le pouvais. Quand je dispensais des conseils en RH ou en droit du travail, il fallait impérativement que je pousse pour que les choses se fassent. C'était pour moi une évidence : je devais m'assurer que tout était bien mis en place pour que légalement la personne soit protégée. Si mes supérieurs ne validaient pas les documents, je revenais encore et encore à la charge. Si un client restait avec une problématique, j'allais me faire un sang d'encre pour lui et le relancer : sa problématique devenait la mienne.

Et là, je me rends compte combien cette démarche n'est pas juste car alors, je pose une attente. Celle que la personne applique et fasse les choses. 

Sauf que je ne peux pas le faire à sa place ou la "pousser à" : j'y perds beaucoup de temps et d'énergie et surtout, j'endosse des responsabilités qui ne sont pas les miennes. 

Bien sur, sous-jascente, il y a une recherche de reconnaissance et d'être rassurée sur mes compétences, j'en suis bien consciente. Dans ce cas il m'appartient juste de me recentrer sur mon travail, de regarder si je suis en phase avec ce que j'ai fait, si j'ai été professionnelle, carrée et claire dans ma démarche. Et après, de laisser faire les choses, en répondant présente si besoin.

Petit à petit, j'en prends conscience et cela m'allège d'un poids considérable. Et hop, un petit coup de pied à ma culpabilité pour lui indiquer encore un peu plus la porte de sortie. 

Par Thalie - Publié dans : Relations & Ressources Humaines - Communauté : MON CHEMIN POUR ALLER MIEUX
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