Vous devez être le changement que vous voulez voir dans ce monde
Gandhi
Vous devez être le changement que vous voulez voir dans ce monde
Gandhi
Dans la série nomade, voici venue l'heure de la fin de l'aventure et du
bilan. Dans quelques jours, je réintégre Paris "définitivement", après une dernière escale de 5 semaines en Normandie. Une région que je rêvais de découvrir depuis des années. Puisqu'il me fallait louer un appart pendant cette période pour me loger, je me suis dit : autant louer ailleurs qu'à Paris, dans un endroit accessible en train, pas trop loin,
au calme et au vert. Et c'est ainsi que j'ai réalisé une de mes envies!
Ce nomadisme de plus de 5 mois m'aura appris énormément.
Je sais maintenant que je peux vraiment m'adapter à beaucoup de situations et d'environnements et recréer rapidement un lieu de vie agréable pour moi, et au milieu des autres, où que je me trouve. Ce n'est pas si évident de se sentir à l'aise, de nouer des contacts avec les gens du coin; mais c'est fondamental pour quelqu'un qui adore les voyages et espère en faire une de ses activités bientôt;
J'ai carrément lâché sur le matériel : du moment que j'ai quelques vêtements, mon ordi, mon téléphone, du papier et un stylo, des petits bougies pour mettre de la chaleur, ma boite d'allumettes...tout va bien! Et quand il me manque quelque chose, soit je remplace par autre chose, soit je m'en pense. Et ça marche très bien!
Mais j'ai aussi compris qu'avoir un chez soi, aussi petit soit-il, est primordial pour mon équilibre. Il n'est pas besoin d'être grand et imposant : il doit juste être chaleureux et accueillant.
J'ai construis ma liberté et mon autonomie de manière encore plus importante, en me coupant à pleins de reprises de mes repères; en me retrouvant seule loin de mon
environnement habituel pendant plusieurs semaines; en m'autorisant à prendre le large et à travailler 100% hors des cadres habituels.
J'ai du demander de l'aide, j'ai vu ma difficulté à le faire.
J'ai enfin assumer pleinement certaines de mes envies, en mettant de côté mes peurs et mes jugements. Partir régulièrement "ailleurs" en fait partie. Et 'jai la
confirmation que cela n'est pas compliqué, avec un minimum d'organisation et de débrouillardise, pour trouver les bons plans et les bonnes adresses notamment.
J'ai encore mieux vu et compris combien prendre du temps seule, loin de mes repères, était important pour mon équilibre. Il ne s'agit ni d'une fuite, ni d'un caprice, simplement une nécessité. Cela me permet de déconnecter, de me reposer, de me gérer moi sans gérer les autres ou du moins avec beaucoup plus de recul et donc de discernement
En attendant 2012, je vous laisse avec ce tube. Elle m'a bien fait rire cette chanson quand je l'ai retrouvée et surtout, elle m'a mis une pèche d'enfer!
Après nomade à Paris, me voici pour quelques jours encore, nomade au
Maroc. Le pied!
J'avoue, j'ai hésité avant de poster à ce sujet : peur de ce que les autres penseront, des jugements éventuels. Je vous épargne la liste de tout ce qui m'est passé par la tête, ça va vous saoûler et moi aussi.
Je reviendrai tout bientôt vous raconter ce qui m'a amenée au Maroc en novembre : un nouveau séjour génial dans le désert. Que j'ai décidé de prolonger par une semaine
à Ouarzazate, pour continuer à écrire et à travailler dans le calme. Adepte du moofing, pourquoi pas
le vivre à l'étranger quand l'occasion se présente; au lieu de le vivre à Paris, dans le bruit et la pollution? J'avoue que le fait de ne pas encore avoir ma maison pour le moment m'a aidée
à passer le cap de la culpabilité : payer une location à Paris ou rester une semaine de plus ici, le choix était assez facile à faire!
Alors pourquoi je poste quand même à ce sujet? Parce que j'ai décidé d'assumer mes choix et mon mode de vie : je suis une
nomade, c'est mon fonctionnement profond, celui qui contribue à mon équilibre. Pourquoi en aurais-je
honte? J'ai beaucoup travaillé sur moi, beaucoup travaillé tout court pour en arriver à vivre de plus en plus en fonction de mes envies et de qui je suis vraiment; alors pourquoi le
planquer!?
Aujourd'hui, j'ai compris que ces moments de retraite, hors de mes repères habituels, "ailleurs", étaient nécessaires à mon équilibre. Avant, je culpabilisais, me disant qu'en fait, je fuyais mon quotidien et mes responsabilités; que j'étais immature; que je vivais "hors du temps", "hors des réalités", et que je finirais par le payer cher.
En vendant mon appartement "de mon ancienne vie", devenu
trop grand et trop cher pour moi, je percute que j'ai aussi mis en place les conditions pour me permettre de vivre ce mode de fonctionnement
sereinement. Je n'ai plus besoin que d'une petite maison aujourd'hui, un point d'ancrage qui ne soit plus une charge, duquel je pourrai rayonner comme j'ai envie; en embarquant
simplement ordinateur et cahier dans mon sac à dos.
J'ai aussi enfin admis, que ces moments étaient nécessaires à mon travail et à mon évolution personnelle. Partir me permet encore plus de prendre du recul, de me poser. Alors, mes différentes compréhensions et expériences se décantent et petit à petit, le fil conducteur entre tous ces éléments se dessine. Les pièces de puzzle s'assemblent, presque sans forcer.
Et je m'enrichis aussi de ces différents moments loin de mes référentiels habituels. Je dépasse des peurs et des blocages sans même m'en rendre compte. Cette fois-ci par exemple, je suis ravie et très fière de me rendre compte que je suis ici (presque) comme un poisson dans l'eau. Taxi collectif pour me déplacer, boulot en terrasse de chez Das Habous en plein centre même si je suis la seule femme attablée, ballade en voiture : ma ken mouchkil!
Bon, cette fois-ci, j'avais en plus prévu une petite virée en bus à Marrackech. Mais de retour du désert, je n'avais plus trop envie de crapahuter et puis j'ai eu peur de rester coincée au col de Tichka, et de ne pas pouvoir rentrer de Marrakech. Et de fait, depuis dimanche, il neige sur les sommets de l'Atlas. Bien contente de m'être écoutée!
Photos Thalie
J'ai retrouvé avec bonheur les murs blancs, les toits bleus, les églises, les paysages, les plages, l'eau chaude des Cyclades. Et la gastronomie grecque : j'adore leur cuisine.
Quelques jours au nord de l'ile, dans le joli port de Naoussa ; puis quelques jours à Parikia, la "capitale", pour sillonner le sud et découvrir Antiparos. Cette
fois-ci, j'y ai ajouté le plaisir de sillonner l'île au volant d'un scooter : le bonheur intégral, même si j'ai souvent du me cramponner pour ne pas m'envoler avec le meltémi, un vent qui souffle
fort sur l'ile en septembre.
Terribles les scooters grecs (enfin du moins ceux de mon loueur) : rétroviseur manquant, siège déchiré, compteur kilométrique et de vitesse HS, indicateur de clignotant HS itou. Ne faites pas la même bétise que moi : essayer le scooter avant de réserver et dans le doute, payer un jour de location pour voir, et non pas la totalité. Mais bon, 3 scooters plus tard, j'en avais enfin un correct, à l'exception des compteurs (la Grèce, pays du lâcher prise aussi!!!).
Je reviendrai vous parler plus longuement de ce séjour bientôt. En attendant, je vous laisse avec un diaporama haut en couleur, comme le pays.
De retour depuis une semaine, c'est comme si je n'avais pas fini d'attérrir. Après un printemps et un été denses, ces quelques jours dans une île superbe, m'ont
permis de souffler. Soleil, ciel et mer bleus, eau chaude, scooter pour sillonner les routes quasi désertes à mon rythme...tout était réuni.
Pendant ces quelques jours, des compréhensions importantes que j'ai essayé de mettre en application. Telles que vivre pleinement au présent, qui permet de laisser la place à la joie et la gratitude qui nourrissent, en lieu et place du pessimisme et de la rumination qui détruisent. Et me questionner aussi sur mes envies, mes vraies envies, que je ne me suis jamais autorisée à écouter, encore moins à vivre. Autant de pièces d'un puzzle qui s'assemblent, comme ça, mine que rien.
Je reviendrai vous en parler, doucement, quand j'aurai trouvé les mots justes.
Je vous laisse avec des photos de ciel, prises quelque part entre Athènes et Amsterdam, que je trouve hallucinantes. Des ponts et des routes suspendus dans le ciel,
le soleil qui brille sous les nuages... autant de beaux symboles.
Je suis restée scotchée à mon hublot pendant de longues minutes à admirer ce beau cadeau de la nature.


Youpi! Demain, je prends l'avion pour Athènes puis direction l'île de Paros, dans les Cyclades! Je m'offre ce break dans un archipel où je révais de retourner depuis longtemps. Sac à dos, toute seule, pour me reposer, digérer, faire le plein de soleil et d'énergie, écrire, et fêter la fin de cette période importante de ma vie.
Je vous laisse avec Madonna. Je suis fan et ses morceaux me donnent souvent une pêche d'enfer. Normal, elle a une pêche d'enfer cette femme!
HOLIDAY, c'est de circonstance et ça marche toujours super bien, presque 30 après! Pétard...30 ans...déjà!
Kalispera
If we took a holiday - Took some time to celebrate
Just one day out of life - It would be, it would be so nice
Everybody spread the word - We're gonna have a celebration
All across the world - In every nation
It's time for the good times
Forget about the bad times, oh yeah
One day to come together - To release the pressure
We need a holiday
You can turn this world around
And bring back all of those happy days
Put your troubles down - It's time to celebrate
Let love shine - And we will find
A way to come together - And make things better
We need a holiday
Holiday Celebrate
Come together in every nation