Vous devez être le changement que vous voulez voir dans ce monde

Gandhi

Chemin de vie

Samedi 18 février 2012 6 18 /02 /Fév /2012 18:04

Grâce à un travail régulier sur le corps dont je parlerai tout prochainement, j'ai appris à déconnecter de plus en plus du cerveau qui commandait tout chez moi.

Un gros mental qui prenait vraiment toute la place sans me laisser un moment de "vide"; passant son temps à mouliner, analyser, ruminer, projeter, anticiper sans cesse; se demandant toujours comment il devait agir/pas agir, ce qu'il devait dire/pas dire ou faire/pas faire pour être acceptée et être aimée. Il m'a comme "paralysé"  et a tenu le ressenti, les émotions, l'intuition mais aussi les envies, bien loin de lui pour qu'ils ne viennent pas bloquer les rouages de la machine et qu'elle puisse continuer à avancer vaille que vaille.

Depuis peu, je comprends aussi qu'il m'a protégée, en construisant une grosse carapace bien épaisse et hermétique. Enfant hypersensible, je suis devenue au fil du temps une "hypersensible insensibilisée", pour ne pas trop souffrir. J'ai appris à couper avec cette sensibilité pour pouvoir supporter de vivre au milieu d'adultes qui n'écoutaient pas, niaient ou critiquaient mes ressentis, mes émotions, mon intuition. De là, j'ai pris l'habitude de taire mes opinions, mes idées, mes envies, mes peurs, mes doutes, mes joies même. Parce que pour être aimée, il fallait rentrer dans le moule, et surtout ne pas remettre en question les "grands"; voir leur prêter carrément allégance pour qu'ils ne me rejetent pas et ne s'en prennent pas à moi.

Pendant des années, je me suis donc couper de mes états émotionnels et des états des autres, que je n'aurais peut être pas supportés autrement. Je naviguais dans ma vie avec une espèce de paratonerre me permettant de brouiller voir de cacher la foudre, et d'oublier ou minimiser les évènements. Et quand la foudre me touchait je répondais "même pas mal", et je continais ma route comme si de rien n'était. Quand, parfois, il m'arrivait de percevoir quelque chose, je doutais et/ou je me laissais convaincre que mon ressenti ou mon intuition se trompaient. Dans tous les cas, je me taisais, j'étais mal, je culpabilisais, je ruminais, je m'énervais jusqu'à ce que ça sorte à un moment donné, souvent en boulet de canon. 

Heureusement, j'ai toujours choisi un métier tourné vers l'humain. Plusieurs fois je me suis dit que cela m'avait empêchée de m'enfermer encore plus. Je devais rester un minimum branchée à l'empathie, l'écoute, l'ouverture et la compassion, pour remplir au mieux mes missions de RH.

Il n'y a pas de hasard; même si on porte une carapace, au fond de nous une petite voie continue à nous guider vers ce qui nous correspond, vers notre vraie nature.

Jamais je ne me suis dit que que tout ceci pouvait être du à une sensibilité "refoulée" : le voir et le comprendre  a été une révélation et une sorte de libération. Et c'est comme si toutes les pièces d'un puzzle se mettaient petit à petit en place.

Je découvre que j'ai le droit de sentir et de ressentir des choses et que je peux me faire confiance dans ces ressentis et ces intuitions.

Je découvre que j'ai le droit de les vivre et de les exprimer, "simplement" en mettant une conscience pour les partager le mieux possible et au meilleur moment.

Je découvre que la bouderie et la colère ne servent à rien et que devenue adulte, je peux quitter ces modes de non-communication qui m'ont longtemps servi à exprimer mon mal-être ou mon désaccord, pour passer à autre chose.

Je découvre que je ne suis pas qu'un cerveau sur patte : j'ai aussi un coeur et un corps. Et que je leur infligeais bien des souffrances, à ces deux là, en ne les écoutant pas et en ne les laissant pas s'exprimer.


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Par Thalie - Publié dans : Chemin de vie - Communauté : MON CHEMIN POUR ALLER MIEUX
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Lundi 13 février 2012 1 13 /02 /Fév /2012 10:32

Tout récemment, lors d'une formation, cet exercice a été donné : ne rien proposer à quelqu'un tant qu'il n'a pas émis une demande claire. Et quand une demande est émise, se réserver le droit de dire oui ou non. 

Dis comme ça, ça parait simple. Mais j'ai tout de suite su que cela n'allait pas être facile. Et ça ne l'a pas été : j'ai du tenir environ 30 minutes! Ensuite, chassez le naturel, il revient au galop.

Vous prendrez bien la dernière petite truffe au chocolat madame? Ah, vous ne m'avez rien demandé. Ah ben oui, c'est vrai ça!

C'était tellement énorme que j'ai été obligée de m'en rendre compte tout de suite!

Petit à petit, cet exercice m'a amenée à mettre une vraie conscience sur le fait que souvent, je faisais quelque chose sans qu'il n'y ait de demande ou sans que celle-ci soit vraiment claire. J'agis soit par réflexe, soit parce que parfois j'identifie confusément (ou je crois identifier!) une demande non exprimée ou mal exprimée.

Conséquences multiples :

- l'autre personne, qui n'a rien demandé, peut se sentir "obligée" d'accepter ou accepter par réflexe...ce qu'elle n'a pas demandé;

- répondre à une demande pas claire, fait qu'on ne peut pas être clair dans la réponse. Et qu'on peut patouiller longtemps à essayer de comprendre une demande que le demandeur n'a lui même pas vraiment cerné. Si en plus, on a une tendance à vouloir satisfaire les autres et un dégré d'exigence assez élévé, c'est une vraie torture;

- tout ceci engendre parfois des réactions en chaine, des complications et des imbroglios inutiles. Et bonjour la perte d'énergie, de temps; la fatigue voir l'agacement et parfois la colère qui peuvent en résulter.

Depuis, j'essaie vraiment d'être vigilante.

Pas toujours évident, les possibilités de dérapage se comptent par dizaine chaque jour! Quand il n'y a pas de demande, je n'arrive pas toujours à résister et à faire taire ma culpabilité. Alors je ne peux m'empêcher de proposer...Disons que je n'ai pas encore trouvé où positionner le curseur.

Mais quand une demande est mal formulée ou trop floue, désormais j'ai le réflexe de dire "pouvez-vous préciser? Qu'attendez -de moi? En quoi puis-je vous aider exactement"?

Et franchement : ça change radicalement  la vie.

Tout est beaucoup plus simple : j'ai alors les éléments pour dire "oui je peux", "non je ne peux pas", "oui je peux à ces conditions". Quand je dis oui, je sais ce que l'autre attend exactement et je sais que je peux y répondre. Quand je dis non, je ne culpabilise (presque) pas : je sais pourquoi j'ai dit non; je peux l'expliquer à l'autre et "me" l'expliquer" à moi. 

Et puis je ne prends plus et ne porte plus une responsabilité qui n'est pas la mienne.

Se faisant, je me rends compte aussi combien il peut être difficile de demander. "Simplement" demander de l'aide, un renseignement, un service. Ca, ca fait partie de mes prochains exercices.


Par Thalie - Publié dans : Chemin de vie - Communauté : MON CHEMIN POUR ALLER MIEUX
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Mercredi 25 janvier 2012 3 25 /01 /Jan /2012 12:36

Après avoir lu ce texte de Marie-Lore sur l'émancipation, je me suis interrogée sur ce que ma mère m'avait donnée et transmis. Je ne l'avais jamais vraiment fait. 

Je me suis rendue compte que ma maman m'avait mis dès ma naissance, sur le chemin de l'émancipation...et du "Autrement".

Elle a vécu "autrement" toute sa vie, essayant courageusement de s'émanciper de sa mère mais aussi des carcans et des préjugés d'une époque, pour vivre ce qu'elle avait envie de vivre. De part ses choix, elle m'a construit une vie "autrement", en marge de la norme.

Elle m'a ainsi transmis la force et le courage d'assumer mes choix la tête haute, aussi "antisociaux" soient-ils, pour vivre cette vie "autrement".

Elle m'a appris à accepter la vie telle qu'elle est, sans me positionner en victime des évènements, de l'environnement ou tout autre élément qui pourrait servir d'excuse; et de construire à partir et avec ce que j'ai.

Elle m'a montré que l'amitié, la convivialité, le partage, le don, la générosité étaient des piliers fondamentaux de la vie.

Elle m'a donné toute sa confiance pour que je mène mes propres expériences en toute indépendance, dans un cadre respectueux des autres et avec quelques règles "de base" à respecter.

Mais elle était trop en avance sur son temps...Elle s'est brûlé les ailes et s'est usée dans cette lutte violente, où bien peu ont été ceux à l'entendre et à la comprendre. Alors, épuisée, elle a choisi de partir : elle allait avoir 50 ans, j'allais en avoir 25.

Après m'avoir élevée en me montrant que je pouvais "vivre autrement", elle m'a ainsi offert mon émancipation. Elle n'avait plus la force de vivre, accumulait les soucis et refusait de devenir un poids pour les autres : elle a choisi de laisser la voie libre pour que je vive pleinement la vie que je choisirais par moi même et pour moi même. C'est peut être pour cette raison que je ne lui en ai jamais voulu.

J'ai du ensuite lutter pour m'émanciper de ma grand-mère. Si elle lit ces lignes, je sais que cela ne lui fera pas plaisir mais c'est la vérité. Elle aussi m'a transmis des choses importantes, comme le goût des voyages et la créativité; elle m'a aidée matériellement à de nombreuses reprises, et je l'en remercie sincèrement. Sur ces bases, j'ai construit ma vie ensuite, toute seule. Mais malheureusement, elle n'accepte ni qui je suis devenue, ni mon mode de vie. Alors, j'ai du m'éloigner, puis couper les ponts; parce que c'était devenu trop difficile et trop violent. Ce que ma mère n'a jamais pu faire vraiment. Je n'ai plus espoir qu'elle comprenne un jour, cela me peine encore, mais c'est ainsi, je l'accepte. 

Aujourd'hui, je me rends compte de tout l'amour et du courage qu'il a fallu à ma mère.

Aujourd'hui, j'éprouve beaucoup d'amour et un profond respect pour elle. Pour ce qu'elle a traversé et réussi à construire contre vents et marées. Pour la femme profondément humaine qu'elle était, avec ses qualités et ses défauts, ses peurs et ses erreurs.

Aujourd'hui, je la remercie du fond du coeur pour tout ce qu'elle m'a transmis. 

Parfois, je suis peinée de ne pas pouvoir partager tout cela avec elle. Maintenant que j'ai grandi, maintenant que je comprends mieux, maintenant que je suis de plus en plus en paix avec moi-même. Mais peut-être que si elle était là, nous ne pourrions pas avoir ces échanges. Et je sais que quelque part, elle veille...

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Par Thalie - Publié dans : Chemin de vie - Communauté : MON CHEMIN POUR ALLER MIEUX
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Lundi 23 janvier 2012 1 23 /01 /Jan /2012 16:00

J'ai presque arrêter d'utiliser la phrase "le hasard fait bien les choses". Parce que le hasard, j'y crois plus. Pourquoi? Parce que j'ai vécu pleins de situations qui m'ont montré que ce que je pensais être le hasard, est en fait le fruit de mes choix ou mes non-choix, de mes actions ou mes non-actions, de mes pensées positives ou négatives. 

En quoi cela a changé ma vision des choses et ma vie?

Dorénavant, je ne peux plus me complaire dans la victimisation, en me disant "je suis née sous une mauvaise étoile, je n'y peux rien, c'est la vie, c'est comme ça". Ou bien "ce n'est pas de ma faute", "je n'avais pas le choix". Caliméro, ça marche plus!

J'ai intégré que j'ai le choix, toujours, tout le temps. De prendre les choses en main, de changer. Si je choisis de le faire, le "hasard" mettra toujours sur ma route les bonnes personnes et les bonnes opportunités. Si je ne le fais pas, "le hasard" se chargera de me faire revivre les situations encore et encore, d'une manière ou d'une autre. Jusqu'à ce que je comprenne, ou pas, que je dois changer quelque chose...

J'apprends aussi à regarder les signes qui jalonnent mon quotidien, que je ne regardais pas avant. La vie est remplie de petits signes, qui viennent conforter une idée, un positionnement, une envie; ou au contraire, parfois, montrer que je me trompe de voie. La première fois où j'ai consciemment vu un signe, c'est en trouvant le livre de Jules Verne "le tour du monde en 80 jours", au détour d'une ballade sur l'île de Gorée au Sénégal. Une rencontre plus qu'improbable, à un moment clé de ma vie. Un signe qui m'a rendue "bêtement" heureuse et m'a confortée dans mon envie de quitter mon boulot de l'époque. Il m'a confirmé que ce que je voulais plus que tout au monde, c'était être libre et heureuse. Et que cela commençait, par quitter mon boulot et une entreprise où je ne me reconnaissais plus, pour partir à la recherche de ce que je voulais faire de ma vie, et qui je voulais vraiment être.

Et vous? Hasard or not hasard? Big question!

calimero.jpg Ces jeux du hasard qu'on nomme coïncidences mais qui en fait, sont l'éclosion de quelques-uns des possibles que toute action fait apparaître dans son sillage. Marguerite Beaudry


Par Thalie - Publié dans : Chemin de vie - Communauté : MON CHEMIN POUR ALLER MIEUX
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Jeudi 8 décembre 2011 4 08 /12 /Déc /2011 19:17

Je me suis récemment demandée pourquoi je n'arrivais pas à me poser vraiment, alors que je fais de la relaxation régulièrement. Un vrai ressort, toujours à faire quelque chose : parler, lire, écrire, ranger. Même en regardant la télé, j'ai du mal à ne rien faire.

J'ai plusieurs pistes, qui remontent à mon enfance et mon adolescence : 

- j'ai toujours entendu qu'on ne fait pas de sieste dans la journée parce que quand on se réveille, on est barbouillé. J'en ai été persuadée longtemps et de fait, quand cela m'arrivait, j'étais patraque en me levant;

- il ne fallait surtout jamais rester à ne rien faire : règle de base. Du coup, je peux rester des heures devant mon ordi tant que le totalité de la "to do list" n'est pas finie, même si je suis crévée et plus du tout "fraîche" (et bien sur, je rends les armes au bout d'un moment, sans avoir fini la to do list!);

- pas de grasse mat' même pendant les vacances. Passée une "heure décente" (toujours trop tôt!), séance d'aspirateur. Très efficace pour sortir quelqu'un du lit! 

J'ai donc pris l'habitude de ne pas me poser, même quand je sens un gros coup de barre ou que je suis patraque. J'ai toujours un truc plus important à faire!

Dimanche dernier, je me suis regardée faire : trop drôle!

Petit mal de crâne qui pointe son nez en début d'aprem. Je me dis que ça va passer et je prends mon tricot pour avancer sur un cadeau de Noël. Alors que ma vraie envie du moment serait de me mettre sous la couette. Le mal de tête s'empire, mais je décide de sortir pour faire une course, qui, objectivement, n'a pas de caractère d'urgence. Alors que ma vraie envie est toujours de filer sous la couette! Finalement, j'ai rendu les armes à 19h30, epuisée et avec un gros mal de tête pour le coup. Comme dirait une amie : "c'est fou ce qu'on est capable de faire avec soi même!"

Depuis, je m'autorise enfin :

- à me détendre plus en faisant, tous les jours, quelque chose qui me vide la tête. Même si j'ai pleins de trucs à faire. Une ballade, un bout de tricot, une sieste, une page d'écriture devant mon café...J'essaie de me l'autoriser vraiment, sans culpabiliser;

- à prendre le temps de faire les choses. Cela m'oblige, chaque matin, à choisir dans mes "to do list" (une pour mes activités professionnelles et une pour le perso et les blogs), ce qui est urgent. Vraiment urgent. Je les fais, puis je les raye de ma liste. C'est là que je me rends compte que je ne sais pas bien prioriser; et que j'ai une très forte tendance à sauter du coq à l'âne. Epuisant et pas vraiment efficace. Avec ce système, même si cela me demande une vraie discipline, c'est plus fluide et plus facile. Au final, les choses sont mieux faites, plus rapidement; et j'ai le temps de me (re)poser sans stresser. Et à la fin, soit j'ai la pêche pour enchainer sur autre chose; soit pas. Dans ce cas là, c'est case détente!

Je vais mettre une vraie conscience pour maintenir cet équilibre. Il y a un temps pour tout dans le vie, mais nous n'avons pas forcément été habitués et/ou autorisés à vivre à ce rythme là. On est pas des machines, non mais sans blague   

 

 

Paresse : habitude de se reposer avant la fatigue. Jules Renard


Source : Paresse : habitude de se reposer avant la fatigue. | Blog Dicocitations - Dico citations

Paresse : habitude de se reposer avant la fatigue. Jules Renard


Source : Paresse : habitude de se reposer avant la fatigue. | Blog Dicocitations - Dico citations

Par Thalie - Publié dans : Chemin de vie - Communauté : MON CHEMIN POUR ALLER MIEUX
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